dimanche 30 octobre 2016

Fabrication d’une ficelle en Ortie dioïque (Urtica dioica)





A partir du mois de septembre, quand les orties ont fructifié et que leur tige est bien dure, on peut les utiliser pour fabriquer une cordelette très solide.


Les orties et leurs fruits pendants :












La récolte :

















On effeuille les tiges d’ortie :










On récolte une branche qui nous servira à fabriquer un « rouleau à pâtisserie » pour écraser la tige d’ortie, ici du Marronnier d’Inde :









On coupe un tronçon de la branche et on écrase la tige d’ortie avec, comme on étalerait une pâte à tarte ! :








On peut désormais séparer en deux la tige.

Sur la photo, on voit l’intérieur d’une tige d’ortie, avec sa moelle :










On retire la moelle blanche, partie dure à l’intérieur de la tige, pour ne garder que la peau de l’ortie, très fine.

C’est elle qui va nous servir de fibre pour la fabrication de la cordelette.



La peau, face « interne » :








La peau, face « externe » :







En roulant délicatement le rouleau sur la tige, on n’abîme pas la peau et on obtient ainsi des peaux de belle longueur, facilitant ainsi la fabrication de la cordelette :









Le travail est fini…











…. Maintenant il faut faire sécher les fibres.

Il est préférable de travailler les fibres après quelques jours de séchage, pour obtenir une cordelette solide :











Séchage de la fibre d’ortie en plein air :

Vidéo n°1 : cliquez ici !

Vidéo n°2 : cliquez ici !




Après quelques jours, la fibre est suffisamment sèche :









On peut la tresser pour obtenir une cordelette :






Lors de l’atelier d’initiation à la vannerie du 6 novembre 2016 dans le Domaine national de Saint-Cloud, un des participants a réalisé une ficelle en fibres d’ortie. Pour voir les vidéos : cliquez ici !





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