samedi 28 janvier 2017

Vannerie sauvage : réalisation d'un panier sur arceaux en Clématite des haies




Pour réaliser un panier sur arceaux en Clématite des haies, nous avons besoin comme matériel d’une ficelle, d’un couteau de type Opinel et d’un sécateur, et comme végétal, des lianes (beaucoup de lianes !) de Clématite des haies (Clematis vitalba).


Lors de la récolte, il faudra choisir des lianes de plusieurs années, qui présentent un diamètre d’environ un centimètre. Elles nous serviront à réaliser la bordure haute et la anse du panier.



On récoltera ensuite des lianes âgées, mais de diamètre inférieur à un centimètre (environ 7 millimètres), qui nous serviront à confectionner les côtes.



Il nous faudra choisir enfin, et en quantité beaucoup plus importante, des lianes de Clématite des haies de l’année, qui présentent un diamètre beaucoup plus fin, de l’ordre de trois millimètres, qui nous serviront de brins de tressage.



Dans les faits, une liane de Clématite âgée, présente tous les diamètres voulus, car de la liane principale âgée de plusieurs années, partent des ramifications plus jeunes.





Le matériel :









La Clématite des haies pousse ici sur un grillage, qui lui sert de support :










La récolte de lianes de l’année, pour les brins de tressage :














La récolte de lianes plus âgées (environ 7 millimètres), pour les côtes :










La récolte de lianes de 2-3 ans (pour la bordure haute et la anse) :










Nous allons tout d’abord préparer la bordure haute et la anse.

Pour cela, on sectionne deux tronçons de Clématite des haies du diamètre désiré pour le futur panier.

On taille en biseau chaque extrémité, à l’aide du sécateur ou du couteau :









Ce qui va permettre aux deux extrémités, quand on va refermer la couronne, de s’emboîter l’une sur l’autre :







On attache ensuite les deux extrémités avec de la ficelle :







La ficelle pourra être ôtée par la suite, car grâce au travail de tressage, l’ensemble sera fixé, et les deux extrémités resteront solidaires sans aide.



Le diamètre de la couronne reste ainsi constant sur toute la longueur du cercle.



La anse :







En haut, la anse, en bas, la bordure haute :







On emboîte ensuite les deux couronnes l’une dans l’autre, pour venir les fixer ensemble avec deux Yeux de Dieu.










Détail d’un Œil de Dieu :



         Devant :








         Derrière :







J’ai choisi ensuite d’enjoliver la anse en torsadant une liane de Clématite des haies tout du long de cette dernière, mais on peut la laisser « nature », telle quelle :












Prochaine étape : la pose des côtes.



Nous allons poser six côtes. On sélectionne six tronçons parmi les lianes de Clématite des haies, d’un diamètre plus fin que celui utilisé pour la anse et la bordure haute.




On va venir les poser contre les Yeux de Dieu, côté intérieur.



Pour choisir la taille des tronçons, on fait plusieurs essais : une fois la côte positionnée, on imagine la forme qu’elle va donner au panier. Si la courbure correspond à celle que l’on voudra donner à notre panier, on la conserve ainsi. Sinon, on la diminue, en la coupant petit à petit, jusqu’à obtenir la bonne longueur, la bonne courbure.



Extérieur du panier :










Intérieur du panier :











Les côtes sont posées, le travail de tressage peut commencer !



On remarque que le panier compte au total neuf armatures, qui constituent son « ossature » : deux armatures pour la bordure haute, une armature pour la partie basse de la anse, six armatures pour les côtes.



Ce nombre impair est indispensable pour réaliser un tressage « dessus-dessous ».


On commence le tressage avec une liane de Clématite des haies préalablement écorcée et effeuillée. L’écorçage rend la liane plus souple, et le résultat est plus régulier. On peut aussi laisser l’écorce sur la liane, si l’on souhaite un résultat visuellement « brut ».



On choisit dans notre récolte la liane qui a le plus petit diamètre, car cela facilitera le tressage du début. En effet, on commence le tressage contre l’Oeil de Dieu, là où les armatures sont les plus proches et serrées les unes contre les autres.



On tresse simultanément les deux côtés du panier.

















































Les deux côtés tressés du panier se rejoignent : on observe une courbure de part et d’autre. Il faut maintenant tresser le panier de sorte que les deux côtés soient parallèles.










Détail :








Pour rectifier l’écart, nous allons tresser plusieurs tours qui ne seront pas complets : au premier tour on s’arrête sur la côte du milieu, puis au deuxième tour sur la côte du dessous :









… Puis au troisième tour on s’arrête encore une côte en dessous :







… et ainsi de suite :








Une fois les courbures rectifiées de la sorte, les deux côtés de tressage deviennent parallèles :









On peut dès lors continuer le tressage :








Et voici le panier terminé :












Aussitôt fini, aussitôt étrenné, avec cette belle récolte d’orties !




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