Nous étions dimanche après-midi dans le Domaine national de
Saint-Cloud, et voici la flore que nous avons rencontrée :
Devant Sambucus nigra L., Sureau noir,
Caprifoliacées ou Adoxacées :
Plante tinctoriale :
A partir des baies mûres, on obtient du mauve à violet
(additif : vinaigre), du vert sapin (additif : lessive de cendre ou sulfate de
fer), du mauve à rose (aucun additif).
Plante comestible :
On consomme les fleurs et les baies.
Attention ! Ne consommer les baies vertes ou
mûres qu’en petites quantités, car elles provoquent parfois diarrhées et
nausées. Les baies cuites et les fleurs sont inoffensives.
Plante médicinale :
La tisane de fleurs (2 cm3 par tasse) est sudorifique
; on les associe souvent aux fleurs de tilleul contre les rhinopharyngites.
Elles stimulent les sécrétions bronchiales et entrent dans la préparation des
gargarismes.
Grâce à leurs anthocyanes, les baies et le jus ont une
action antioxydante ; de plus, elles renforcent les défenses immunitaires.
Emploi traditionnel contre les sciatiques et les névralgies. Les baies
fournissent aussi un colorant alimentaire naturel.
Le parfum délicieux de la racine de Geum urbanum L.,
Benoîte commune, Rosacées :
Plante comestible :
On consommes les feuilles, les fleurs et boutons floraux et
la racine.
Plante médicinale :
C’est la racine qu’on utilise en infusion pour soigner la
diarrhée, la goutte, la gingivite et l’inflammation des muqueuses, et en usage
externe contre les varices et les hémorroïdes. Elle est aussi fébrifuge, régule
l’activité du foie et de la vésicule biliaire. L’huile essentielle est
bactéricide. L’homéopathie l’utilise comme antisudorifique.
Utilisation :
Ses larges feuilles étaient parfois utilisées pour
envelopper le beurre de ferme mais la sève de la feuille est connue pour
contenir des tanins et de l'acide oxalique, qui est un astringent. Elle peut
causer une légère dermatite.
Éradication :
Cette oseille est considérée comme une mauvaise herbe et
est légèrement toxique ; le bétail peut tomber malade en s'en nourrissant.
Mais l'éradication des rumex est difficile, les spécimens âgés étant dotés
d'une profonde racine pivotante pouvant atteindre 5 mètres de profondeur.
Conditions de levée de dormance :
Indique des hydromorphismes par tassement, engorgement en
matière organique animale et parfois en eau. Si ce rumex explose en
agriculture, c'est important ; car les hydromorphismes déstructurent les
argiles et causent une libération d'aluminium et de fer ferriques toxiques pour
l'homme. Il peut être intéressant de laisser ces plants sur place : leur
racines percent les sols tassés et permettent leur oxygénation et l'arrêt naturel
de l'asphyxie.
Rumex crispus et obtusifolius ne
devraient pas lever dans un sol en bonne santé, il est donc inutile de les
empêcher de grainer ; pour les besoins de culture on peut simplement
couper la partie aérienne gênantes et laisser les racines corriger le
milieu ; il faut évidemment éviter de passer avec un engin lourd ou
d'ajouter de la matière organique sur ces « points d'asphyxie ».
Source :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Patience_%C3%A0_feuilles_obtuses
Devant Taxus baccata L., If, Taxacées :
Plante toxique et plante
comestible :
Toute la plante est extrêmement toxique, à l’exception
notable de l’arille rouge (l’enveloppe du fruit) qui a une saveur douceâtre.
Mais sa consommation est à déconseiller très fortement, car il ne faut surtout
pas mâcher la graine.
Plante médicinale :
Un composant, le taxotère, est extrait des aiguilles de
l’If et entre dans la composition de traitements de chimiothérapie.
Devant Fagus
sylvatica L., Hêtre,
Fagacées :
Plante comestible :
On consomme les feuilles, les fruits (faines) et l’écorce
intérieure.
Plante médicinale :
Infusion d’écorce fébrifuge, bactéricide, soulage les
affections respiratoires.
Le goudron de bois de hêtre était autrefois employé pour
calmer les démangeaisons et les inflammations cutanées. Le bois donne une huile
essentielle appelée créosote, employée en homéopathie contre toutes sortes de
troubles inflammatoires. Le charbon de bois entre dans la composition de
nombreuses préparations contre les digestions paresseuses, les varices, les
insuffisances cardiaques et circulatoires.
Plante tinctoriale :
Les différentes couleurs obtenues avec les feuilles du
Hêtre :
- du jaune d’or (aucun additif),
- du vert (additif : cuivre),
- du vert kaki (additif : fer).
Plantago media L., Plantain moyen, Plantaginacées
&
Plantago lanceolata L., Plantain lancéolé,
Plantaginacées :
Plantes comestibles :
On consomme les feuilles, les boutons floraux, les graines
et la racine.
Plantes médicinales :
En interne : bactéricide, dépuratif, inflammations
bucco-pharyngées, ulcères de l'estomac, colites et inflammations urinaires.
En externe : soigne les plaies, irritations cutanées,
brûlures, enflures et piqûres d'insectes.
Taraxacum officinale Weber, Pissenlit
officinal, Astéracées :
Plante comestible :
On consomme les feuilles, les tiges florales, les boutons
floraux, et la racine.
Plante médicinale :
En interne : diurétique, soulage les affections hépatiques,
la goutte et les rhumatismes.
En externe : eczéma et autres affections cutanées.
Devant une liane de Clematis vitalba L., Clématite
des haies, Renonculacées :
Plante pour la vannerie :
La liane de la Clématite des haies sert d’éclisse pour la
vannerie.
Pour retrouver tous les articles de mon blog qui traitent
de la Clématite des haies comme plante de vannerie, cliquer sur les titres
suivants :
Vannerie sauvage - variations autour de la Clématite des
haies (Clematis vitalba) et du Jonc épars (Juncus effusus)
Plante tinctoriale :
A partir des feuilles et de l’écorce, on obtient du jaune
ocre (aucun additif) et du gris-vert (en ajoutant du cuivre).
Plante comestible :
On consomme les jeunes rejets d'avril et les feuilles
tendres en salade et dans divers plats de légumes. Les feuilles plus vieilles
servent pour les tisanes.
Avec les feuilles, on fabrique une boisson alcoolisée et
pétillante : la frênette.
Plante médicinale :
On emploie traditionnellement une préparation diurétique à
base de feuilles en cas de rhumatismes et de fièvre. Les feuilles seraient
aussi légèrement laxatives. L'écorce fraîche est anti-inflammatoire et
analgésique. En homéopathie en cas de rhumatismes, d'affections biliaire et
d'hyperthyroïdie.
Devant Heracleum sphondylium L., Berce commune,
Apiacées :
Plante comestible :
On consomme les feuilles, les tiges, les boutons floraux,
les graines vertes et immatures et la racine.
Plante médicinale :
Emploi traditionnel et homéopathique en cas de troubles
digestifs, d'hypertension, de toux et d'extinction de voix. En naturopathie
contre les troubles du système nerveux central, la sclérose multiple, les
rhinopharyngites, l'apathie, la somnolence et les maux de tête. Comme le
gingembre, la racine est employée comme réjuvénateur et comme aphrodisiaque.
Plante toxique :
La plante élabore des furocoumarines (psoralène,
bergaptène, etc.) à propriétés photosensibilisantes.
Glechoma hederacea L., Lierre terrestre,
Lamiacées :
Plante comestible :
On consomme les feuilles, les pointes tendres et les
fleurs.
Plante médicinale :
Contre les gastro-entérites, les troubles de la vessie, les
troubles hépatiques et les infections virales. En usage externe, pour soigner
les plaies et la peau (application d’une huile dans laquelle on a fait macérer
la plante).
Anthriscus sylvestris (L.) Hoffm., Cerfeuil
sauvage, Apiacées :
Plante comestible :
On consomme les feuilles et pointes tendres, les tiges
florales, les boutons floraux, les graines et la racine.
Plante médicinale :
Plante digestive, diurétique, dépurative, sudorifique,
antioxydante.
En usage externe : eczéma et inflammation cutanée.
Urtica dioica L., Grande ortie,
Urticacées :
Plante comestible :
On consomme les feuilles, les graines et les boutons
floraux.
Avec les feuilles, je fabrique de la bière….
Voir l’article dans mon blog : Fabrication d’une bière à l’Ortie
… et je réalise des crêpes goûteuses ! :
Voir l’article : Atelier cuisine sauvage (crêpes aux orties) au Domaine national de Saint-Cloud - 19 juillet 2016
Plante médicinale :
En interne : douleurs rhumatismales, troubles digestifs et
biliaires et troubles de la prostate.
En externe : pour les cheveux gras et les pellicules.
Plante à fibres :
Avec la « peau » que l’on retire de la tige de
l’Ortie dioïque, on peut fabriquer une cordelette.
Voir l’article dans mon blog : Fabrication d’une
ficelle en Ortie dioïque (Urtica dioica)
Armillaria mellea (Vahl ex Fr.) P. Kumm., Armillaire
couleur de miel, Physalacriacées :
Comestibilité :
L'armillaire couleur de miel est un comestible jeune
honorable, mais parfois indigeste. Comme il reste longtemps en place avant de
pourrir, on veillera à se limiter aux exemplaires les plus jeunes.
Sa consommation entraîne la formation d'anticorps,
semblable au syndrome gyromitrien, dont l'accumulation peut provoquer des
symptômes analogues à ceux d'un empoisonnement phalloïdien. Pour éviter ce
phénomène effrayant bien que sans danger, on évitera de le consommer de façon
rapprochée.
L'acide armillarique :
En 1990, un nouvel antibiotique, l'acide armillarique, a
été isolé à partir de mycéliums cultivés d'Armillaria mellea.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Armillaria_mellea
Taraxacum officinale Weber, Pissenlit
officinal, Astéracées :
Plantago lanceolata L., Plantain lancéolé,
Plantaginacées :
Malva sylvestris L., Mauve sauvage,
Malvacées :
Plante comestible :
On consomme les feuilles et les fleurs.
Plante médicinale :
Cette mauve était appelée autrefois, en latin, Omnimorbia
soit toutes les maladies, en raison de ses propriétés adoucissantes pour les
voies respiratoires utiles pour le traitement de nombre de symptômes. La
substance active recherchée dans cette plante est le mucilage.
Les principaux effets de la mauve sont émollients et
désinfectants.
Elle soulage les gonflements des mains ou des pieds
subséquents à des fractures, et les phlébites.
Elle peut aider à combattre les maladies respiratoires en
apaisant toux, maux et inflammations de gorge, aphtes, bronchites, enrouements
et laryngites. Maria Treben la recommande également contre l'engorgement des
poumons, le catarrhe bronchial, l'emphysème pulmonaire et les maladies malignes
du larynx.
Elle peut aussi aider pour les inflammations des muqueuses
utérines, de la vessie, du pylore, les gastrites, les ulcères
gastro-intestinaux, les inflammations externes telles qu'ulcérations ou abcès,
et les blessures.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_mauve
Plante comestible :
On consomme la tige foliaire, les jeunes tiges et les
jeunes pousses.
Les graines récoltées en août-septembre fournissent une
huile de table à la saveur plutôt neutre. Concasser les graines avant de les
moudre ou de les tremper dans l’eau chaude afin de récupérer l’huile
surnageant.
On récolte la grosse racine des plantes de première année
en automne et en hiver, quand elle est encore molle et non ligneuse. On la
mange en rémoulade ou cuite à l’eau ou au four.
Plante médicinale :
L’extrait de racine est bactéricide et hypotensif.
Dépurative, elle est traditionnellement utilisée en cas de
calculs biliaires et de la vessie, dans les affections hépatiques, la goutte,
les rhumatismes et le diabète. L’huile de racine est un remède connu à la chute
des cheveux. Le baume ou le jus fraîchement pressé de la racine traitent
diverses affections cutanées comme le psoriasis, les furoncles, les abcès, les
brûlures, les impuretés, les pellicules. La racine est également vulnéraire.
En homéopathie contre les éruptions cutanées, la descente
de l’utérus et les douleurs rhumatismales.
Borago officinalis L., Bourrache,
Boraginacées :
Plante comestible et
plante toxique :
Les feuilles ont une saveur iodée qui rappelle le
concombre. Les usages culinaires des feuilles de bourrache sont innombrables :
très jeunes et hachées finement elles peuvent parfumer les salades…, plus âgées
et cuites, on en fait des gratins, des soupes, des beignets, des farces…
Les côtes peuvent se consommer cuites à la vapeur après les
avoir frottées les unes contre les autres pour éliminer les poils.
Les fleurs sont utilisées pour décorer les salades ou pour
parfumer le vin qui est censé acquérir ainsi des propriétés euphorisantes.
Les plantes de la famille des Borraginacées contiennent des
alcaloïdes toxiques pour le foie en cas de consommation excessive. Cependant
une utilisation modérée ne présente pas de danger.
Plante médicinale et plante toxique :
Alors que l’huile pressée à froid est sans danger et
utilisée dans l’industrie alimentaire, les parties vertes renferment des traces
d’alcaloïdes pyrrozidiniques dangereux. On peut l’ajouter comme condiment
aromatique aux conserves de cornichons, mais elle ne doit pas être utilisée
comme remède contre la toux, les affections rénales et vésicales.
Rumex obtusifolius L., Patience à feuilles obtuses,
Polygonacées :
Heracleum sphondylium L., Berce commune,
Apiacées :
Glechoma hederacea L., Lierre terrestre,
Lamiacées :
Galle sur une feuille de Glechoma hederacea L., Lierre
terrestre, Lamiacées, provoquée par un insecte, Rondaniola bursaria
Bremi, un diptère de la famille des Cynipidae :
Rumex obtusifolius L., Patience à feuilles obtuses,
Polygonacées :
Anthriscus sylvestris (L.) Hoffm., Cerfeuil
sauvage, Apiacées :
Hedera helix L., Lierre grimpant,
Araliacées :
Feuilles des tiges florifères :
Feuilles caulinaires :
Plante médicinale :
Toux, bronchites, asthme.
Plante toxique :
Ce sont les baies qui sont toxiques. Le contact du Lierre
avec la peau peut irriter les personnes sensibles.
Pour fabriquer son produit vaisselle maison ! :
Faire bouillir 100 g de lierre dans 2 litres d’eau
plusieurs minutes. Presser, le jus obtenu peut alors être utilisé en tant que
liquide vaisselle.
Plante pour la vannerie :
La liane du Lierre grimpant sert d’éclisse ou pour réaliser
les nœuds…
Feuilles :
Les feuilles du lierre sont alternes, à limbe assez
coriace, vert foncé ou légèrement blanchie sur les contours du limbe.
Elles présentent deux formes différentes selon leur
fonction, on parle de dimorphisme foliaire ou hétérophyllie : les feuilles caulinaires
sont palmatinervées à 5 lobes plus ou moins profonds (parfois 3),
celles des tiges florifères (ayant accès à la lumière) sont
ovales, à sommet aigu.
Ces feuilles sont persistantes et tombent au cours de leur
sixième année.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lierre_grimpant
Taxus baccata L., If, Taxacées :
Pterocarya fraxinifolia Spach, Ptérocaryer
du Caucase, Juglandacées :
Origine : Caucase et Nord de l'Iran
(mais sa répartition était bien plus importante avant les dernières glaciations:
on a retrouvé des traces de pollen dans le Cotentin, en Allemagne et en Suisse
datant du Pléistocène).
Source :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pt%C3%A9rocaryer_du_Caucase
Lamium album L., Lamier blanc,
Lamiacées :
Plante comestible :
On consomme les feuilles et les fleurs.
Plante médicinale :
On utilise les fleurs et les parties vertes. En médecine
naturelle, le lamier blanc passe pour tonique, anti-inflammatoire, bactéricide,
hémostatique et diurétique ; il protégerait les muqueuses et stimulerait la digestion.
On l’utilise de manière toute aussi variée : comme expectorant en cas d’angine
et de bronchite, contre la gastro-entérite, la goutte et la fièvre. Le
cataplasme de Lamier soulage les enflures cutanées, les démangeaisons et les
varices.
Urtica dioica L., Grande ortie,
Urticacées :
Sambucus nigra L., Sureau noir,
Caprifoliacées ou Adoxacées :
Rubus groupe fruticosus, Ronce des bois,
Rosacées :
Plante tinctoriale :
On obtient du gris et du noir avec les feuilles et tiges de
la Ronce des bois, en rajoutant du fer comme additif.
Plante comestible :
On consomme les feuilles, les fleurs et les fruits (les
mûres !).
Plante médicinale :
On utilise l'infusion de feuilles contre la diarrhée en
raison de leur forte teneur en tanins. En gargarisme, la ronce rend de précieux
services dans les inflammations bucco-pharyngées. Les mûres, de même que
l'infusion, ont un effet sédatif. Elles ont une grande valeur nutritive et
contiennent plus de provitamine A et de vitamine E que les autres baies ainsi
que beaucoup de vitamine B. Elles surpassent ainsi les autres fruits par leur
teneur élevée en magnésium et en fer. De plus, elles contiennent des
oligo-éléments importants comme le zinc, le manganèse et le cuivre. La couleur
foncée des mûres indique une forte teneur en pigments végétaux antioxydants.
Ceux-ci protègent l'organisme des radicaux libres nocifs qui jouent un rôle
dans de nombreuses maladies dégénératives et dans le processus de
vieillissement.
Plante pour la vannerie :
On transforme les tiges de Ronce en éclisses qui serviront
à garnir des paniers et autres objets tressés, ou bien encore à coudre entre
eux les boudins de plantes sauvages dans la vannerie spiralée.
Arctium minus (Hill) Bernh., Bardane
à petites têtes, Astéracées :
Fruits :
Les capitules sont entourés d'un involucre formé de
bractées très nombreuses à pointe recourbée formant crochet, qui aident à leurs
dissémination par les animaux (zoochorie).
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_bardane
C'est le fruit de la Bardane qui a inspiré le système de la
marque Velcro.
Voici comment le site internet de la marque raconte la
rencontre entre un ingénieur et son chien en promenade, avec la Bardane en
fruits :
"Beaucoup de personnes se sont un jour demandées : Qui
a inventé le système crochet et boucle de la marque VELCRO® ? tout a commencé
avec le fruit de la bardane, une minuscule graine recouverte de centaines de «
crochets » qui s'accrochent naturellement aux boucles microscopiques recouvrant
la fourrure, les cheveux et les vêtements. La bardane était une merveille de la
nature sans prétention et un petit mal de tête pour l'homme, jusqu'à ce qu'un
jour de 1941, la bardane, l'ingénieur suisse Georges de Mestral, et son chien
se croisent lors d'une sortie de chasse dans les Alpes.
Soixante-dix ans plus tard, cette rencontre inattendue
s'est avérée être remarquablement fructueuse.
Inspiré par la bardane, de Mestral créa la première
fermeture crochet-et-boucle au monde. De Mestral avait à l'origine conçu
le système crochet et boucle de la marque VELCRO® en tant que fermeture pour
les vêtements. Aujourd'hui, il est utilisé dans une vaste gamme d'industries,
des soins de santé à votre abri de jardin, en passant par l'armée. Alors que
chaque produit de la marque VELCRO® est conçu pour une tâche spécifique, le
mécanisme principal reste le même. Réfléchissez-y un peu : les solutions de la
marque VELCRO® qui gardent votre tablette accrochée au mur sont basées sur le
même principe que celles que la NASA utilise pour empêcher les assiettes des
astronautes de flotter en apesanteur."
Source : http://www.velcro.fr/about-us/history
Ligustrum vulgare L., Troène commun,
Oléacées :
Plante tinctoriale :
À partir des baies mûres, on obtient du gris bleuté, des
bleus-gris clairs, et du vert céladon clair ; avec l’écorce, les feuilles et
les rameaux, on obtient des jaunes à bruns et du vert bronze.
Les différentes couleurs obtenues avec les baies mûres du
Troène :
- gris bleuté (aucun additif),
- bleus-gris clairs (additif : fer),
- vert céladon clair (additif : cuivre).
Les différentes couleurs obtenues avec l’écorce, les
feuilles et les rameaux du Troène :
- jaunes à brun selon proportions (aucun additif),
- vert bronze (additif : fer).
Ses baies écrasées fournissent une encre noire utilisée par
les enlumineurs du Moyen-Âge et par les chapeliers pour teindre les feutres.
Source: http://www.ap32.fr/page10_troene.html
Plante toxique :
Jusqu’à une ingestion de 5 baies, les symptômes restent
d’ordre digestif. Mais au-delà, la présence de saponosides et de principes
amers provoque des vomissements s’accompagnant de troubles neurologiques,
cardiaques et respiratoires, pouvant aller potentiellement jusqu’à un coma
selon une littérature relativement ancienne. Si les cas d’intoxication sont
rares chez l’Homme, les enfants en particulier, en raison même de l’amertume,
on connaît par contre des intoxications par les feuilles chez le cheval et le
mouton.
Plante pour la vannerie :
Le Troène tient son nom scientifique, Ligustrum, du latin
Ligare, qui signifie lier, en effet, les jardiniers de jadis mettaient à profit
la flexibilité de ses rameaux pour faire les ligatures et les vanniers pour
confectionner les paniers.
Conyza canadensis (L.) Cronquist, Érigéron
du Canada, Astéracées :
Plante tinctoriale :
A partir des parties aériennes de la plante fleurie, on
obtient du jaune (aucun additif) ou du vert (additif : fer).
Plante comestible :
On consomme les feuilles avant la floraison en juillet.
Plante médicinale :
Originaire d’Amérique du Nord, la plante s’est naturalisée
en Europe au XVIIème siècle. La médecine traditionnelle nord-américaine utilise
l’infusion contre les diarrhées et les troubles menstruels.
Le béta-sitostérol mime l’action des oestrogènes et soulage
les troubles de la ménopause. Grâce aux tanins qu’elle contient, la plante
facilite la coagulation et trouve divers emplois contre les inflammations des
muqueuses. En homéopathie, contre les brûlures d’estomac, les hépatites et les
inflammations de la vésicule biliaire.
Picris hieracioides L., Picris
fausse-épervière, Astéracées (nervure centrale de la feuille de couleur
rouge) &
Hypochaeris radicata L., Porcelle enracinée,
Astéracées (nervure centrale de la feuille de couleur vert clair) :
Picris hieracioides L., Picris
fausse-épervière, Astéracées :
Plante comestible :
Son goût tendant vers le sucré facilite son usage. Elle
peut s'utiliser seule ou accompagné d'autres plantes spontanées. Si les
feuilles sont excessivement duveteuses, on pourra les faire bouillir avec des
patates, ou sauter à la poêle.
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Picris_hieracioides
Hypochaeris radicata L., Porcelle enracinée,
Astéracées :
Plante comestible :
On consomme les feuilles, les boutons floraux et la racine.
Plante médicinale :
Affection hépatique ou biliaire, stimule la digestion.
Sources :
350 plantes médicinales, docteur Wolfgang Hensel,
Éditions Delachaux et Niestlé, Paris 2008, réimpression 2010
Cueillir et cuisiner les plantes sauvages. Recettes,
conseils et confidences, Éditions Édisud, Compagnie des éditions de la
Lesse, Aix-en-Provence, 2011
Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques,
François Couplan et Eva Styner, Éditions Delachaux et Niestlé, Les guides du
naturaliste, Paris, 2007
Guide des plantes toxiques et allergisantes, Michel
Botineau, collection Les guides des… Fous de Nature !, Éditions Belin 2011
Guide des teintures naturelles, plantes à fleurs, Marie
Marquet, collection Les guides des… Fous de Nature !, Éditions Belin 2011
La cuisine des plantes sauvages, Meret
Bisseger, Éditions Ulmer, Paris 2012
La phytothérapie, se soigner par les plantes, Docteur
Jean Valnet, Éditions Le Livre de Poche, Paris, 2016
Larousse des plantes médicinales. Identification,
préparation, soins, Éditions Larousse / VUEF, 2001
Plantes sauvages comestibles, Alain
Creton, Séquoïa Éditions, Colomars 2011
Plantes sauvages comestibles, S.G.
Fleischhauer, J. Guthmann & R. Spiegelberger, Éditions Ulmer, Paris 2012
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