vendredi 15 mai 2015

Atelier « peindre avec les plantes » au Domaine national de Saint-Cloud -92 (13 mai 2015)


Les petits artistes en herbe ont utilisé les fleurs pour réaliser de belles aquarelles.

Pour peindre de jolis paysage bucoliques, terre, pétales, feuilles auront suffi !









Pour obtenir du vert, du bleu, du marron, du jaune, du violet, les enfants ont utilisé :
Pour le vert : le choix est pléthorique ! Toutes les feuilles, gorgées de chlorophylle, donnent du vert une fois frottées. Quelques exemples :

Le Cerfeuil penché (Chaerophyllum temulum L.)-Apiacées :





Le Cerfeuil sauvage (Anthriscus sylvestris (L.) Hoffm.)-Apiacées :





Le Gaillet gratteron (Galium aparine L.)-Rubiacées :


 
Les feuilles du Gaillet gratteron sont déformées par la piqûre d’un Acarien, appelé Cecidophyes galii, de la famille des Eriophyidae.

La présence de ce parasite peut réduire de 30 à 40 % la production de graines viables, ce qui pourrait en faire un agent potentiel de contrôle biologique des gaillets. Par ailleurs, la même espèce peut parasiter les aspérules (genre Asperula).

Source : Guide des galles de France et d’Europe, Patrick Dauphin, collection guide des fous de nature, Édition Belin, 2012




La Lampsane commune (Lapsana communis L.)-Astéracées :






Le Millepertuis commun (Hypericum perforatum L.)-Hypéricacées :


Les points noirs situés sur le bord du limbe de la feuille contiennent un colorant rouge-noir huileux, fluorescent et parfumé : l’hypéricine. On aperçoit des petites traînées violettes sur la feuille de papier que j’ai frottée, qui correspondent à ces petits points noirs.
Les glandes transparentes de la feuille renferment quant à elles une huile essentielle amère : l’hypéroside.




Le Trèfle des prés (Trifolium pratense L.)-Fabacées :


Les fleurs roses du Trèfle des prés une fois frottées ne donnent pas de bons résultats. Mieux vaut utiliser la feuille pour obtenir du vert…

















Pour le jaune :


Le Lotier corniculé (Lotus corniculatus L.)-Fabacées :






La Luzerne lupuline (Medicago lupulina L.)-Fabacées :




La Pâquerette vivace (Bellis perennis L.)-Astéracées :
Ce sont les fleurs tubulées jaunes qui sont utilisées.





La Renoncule âcre, Bouton d'or (Ranunculus acris L.)-Renonculacées :






 




Pour le bleu :


La Bugle rampante (Ajuga reptans L.)-Lamiacées :







La Sauge des prés (Salvia pratensis L.)-Lamiacées :







La Véronique petit-chêne (Veronica chamaedrys L.)-Scrophulariacées ou Plantaginacées :




Nous n’avons pas osé utiliser les pétales de la délicate Campanule à feuilles rondes, les pieds étant trop peu nombreux… Il faut les laisser monter en graine pour la multiplication de l’espèce !

La Campanule à feuilles rondes (Campanula rotundifolia L.)-Campanulacées :























Pour le marron, on peut frotter des boudins de terre, mais aussi la Morelle douce-amère, dont les pétales violet foncé donnent une sorte de marron une fois frottés sur le papier :

La Morelle douce-amère (Solanum dulcamara L.)-Solanacées :












Pour le violet :


La Vesce cultivée (Vicia sativa L.)-Fabacées :







 







Les autres fleurs du coteau :


L’Arabette hérissée (Arabis hirsuta (L.) Scop.)-Brassicacées :





Le Gaillet mollugine (Galium mollugo L.)-Rubiacées :



La Laîche en épi (Carex spicata Huds.)-Cypéracées:




L’Orchis bouc (Himantoglossum hircinum (L.) Sprengel)-Orchidacées:




La petite faune du coteau :



Un lézard :



Un Azuré, Lépidoptère de la famille des Lycaenidae, butinant une fleur de Lotier corniculé :






1 commentaire:

  1. bonjour C'est très chouette d'utiliser les plantes pour obtenir des couleurs. La qualité est différente des teintes fabriquées et le résultat unique. Merci pour cet article
    Françoise Grainedesucre

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