lundi 20 juillet 2015

Animation découverte des plantes sauvages avec les enfants du centre de loisirs de Croissy-sur-Seine (78) les 9 et 10 juillet 2015


La ville de Croissy-sur-Seine, afin de promouvoir sa politique d’entretien des espaces verts, sur lesquels elle n’utilise aucun produit phytosanitaire, a organisé à destination d’un public familial deux balades sur les bords de la Seine, les 23 et 30 mai dernier.

Lors de ces dernières, nous avons pu observer la biodiversité des berges de la Seine. Vous retrouverez les noms et vertus des plantes sauvages qui y poussent, en cliquant sur le lien suivant :

« La flore sauvage des berges de la Seine – sorties des 23 et 30 mai 2015 à Croissy-sur-Seine (78) »

Elle a par ailleurs mis en place des animations s’adressant aux enfants du centre de loisirs.

Lors de ces dernières, j’ai distribué aux enfants deux types de support.

Le premier est un livret « découverte des fleurs et arbres sauvages ». Les enfants se sont livrés à un travail d’observation, qui leur a permis notamment de dessiner la feuille d’un Trèfle, d’un Érable sycomore…
Le livret contient aussi des anecdotes sur la flore sauvage : ainsi, on apprend qu’une infusion d’écorce de Frêne fait baisser la fièvre, ou bien encore que le Plantain soigne les piqûres des insectes et de l’Ortie !

Le deuxième support est un herbier, composé de trois feuilles blanches sur lesquelles les enfants ont pu coller trois plantes de leur choix.

Voici les photos de l’animation, qui seront suivies des photos de la flore sauvage des berges de la Seine telle que l’on peut l’observer début juillet (les fruits ont bien mûri et sont fin prêts pour la dégustation ! … Je pense aux prunes, aux baies du Sureau noir…) :

Le livret découverte :

















L’herbier :


Acer platanoides L., Érable plane, Acéracées ou Sapindacées :






Cornus sanguinea L., Cornouiller sanguin, Cornacées :



Fraxinus excelsior L., Frêne élevé, Frêne commun, Oléacées :



Orobanche minor Smith, Orobanche du trèfle, Petite orobanche, Orobanchacées :




Rubus caesius L., Ronce bleuâtre, Ronce bleue, Rosacées :


Sambucus nigra L., Sureau noir, Caprifoliacées ou Adoxacées :







La flore sauvage des berges de la Seine, par ordre alphabétique des noms latins :
Je n’indique les usages culinaires, vertus médicinales, que pour les plantes que je n’ai pas déjà citées dans l’article « La flore sauvage des berges de la Seine – sorties des 23 et 30 mai 2015 à Croissy-sur-Seine (78) ».



Une fleur de la famille des Astéracées :


Hypothèses d’identification :
Tripleurospermum inodorum Sch.Bip., Camomille inodore, Astéracées
ou
Matricaria recutita L., Matricaire camomille, Astéracées


Azuré-Lycaenidae butinant la fleur de Camomille :











Un bouquet d'Alcea rosea L., Roses trémières, Malvacées :


Rose trémière 1 :


Rose trémière 2 :


Rose trémière 3 :

 



Les Roses trémières aux pétales pourpres peuvent être utilisées comme plantes  tinctoriales :
A partir des pétales des variétés pourpres, on obtient du vert sapin (additif : lessive de cendre), du violet, mauve (additif : vinaigre, mais pour un nuançage plus mauve, moins bleu, on n’utilise pas de vinaigre).






Arctium minus (Hill) Bernh., Bardane à petites têtes, Petite bardane, Astéracées :










Artemisia vulgaris L., Armoise commune, Astéracées :



 


Utilisations alimentaires :

En avril-mai, les très jeunes feuilles et pousses sont aromatiques et pas encore amères, et viennent agrémenter les salades, quiches, omelettes…. On les utilise aussi pour préparer liqueurs et tisanes. Avant la floraison, on peut éplucher les 10 cm supérieurs et les cuisiner en légume. Pendant toute la période de végétation, on peut faire la récolte des feuilles tant qu'elles sont encore juteuses.
De juillet à octobre, on fait cuire à l'eau les ramifications avec leurs inflorescences, parfois déjà ligneuses à la base. Retirer les tiges avant de servir.

Goût : L’Armoise a un goût aromatique, douceâtre à amer. En pleine maturité, elle accompagne avec profit les plats gras.

Composants :
Tanins, substances amères (lactones sesquiterpéniques), flavonoïdes, coumarine, triterpènes, huile essentielle (jusqu’à 0,3 %) dont cinéol et thuyone.

Propriétés médicinales:

En infusion, elle a un effet sédatif sur le système nerveux.
Elle est également tonique et ne doit pas être bue en début de grossesse. Elle calme les douleurs menstruelles, stimule la digestion et la rate.
L’huile imprégnée d’Armoise soulage les rhumatismes.

Plante tinctoriale :

A partir des extrémités fleuries, on obtient du beige ocre (aucun additif), du vert kaki (additif : cuivre) et du bronze, noir (additif : fer).








Calystegia sepium (L.) R.Brown, Liseron des haies, Convolvulacées :






Carduus tenuiflorus Curtis, Chardon à petits capitules, Astéracées :







Une fleur de la famille des Chénopodiacées :








Cirsium vulgare (Savi.) Ten., Cirse commun, Cirse lancéolé, Astéracées :


Utilisations alimentaires :

On récolte les jeunes racines de première année de l'automne jusqu'au printemps. On les sèche pour obtenir une farine dont on fait des bouillies ou qui allongera la farine de céréales. Epluchées, on les cuit à l'eau ou au four; après la cuisson à l'eau, on peut les faire sauter à la poêle.
Les tiges molles après épluchage et les jeunes feuilles encore dépourvues de piquants se mangent crues ou cuites à l'eau avant la floraison.
En mai, on mange les boutons floraux cuits comme légume ou on les confit dans la saumure ou dans une marinade piquante. Les fins pétales décorent salades de crudités et de fruits et pâtes à tartiner.

Goût : jeune, la plante a une saveur de blette, juteuse et douce. Plus tard, elle devient fibreuse. L’écorce de la tige est amère.

Composants :
Inuline, huile essentielle, résine, calcium, acide silicique.


Propriétés médicinales :
Comme tous les cirses, la plante est peu utilisée à des fins médicinales.






Clematis vitalba L., Clématite des haies, Clématite vigne-blanche, Renonculacées :







Cornus sanguinea L., Cornouiller sanguin, Cornacées :











Crataegus monogyna Jacq., Aubépine commune, Rosacées ou Malacées :







Daucus carota L., Carotte sauvage, Apiacées :


Utilisations alimentaires :

La première année, la racine s'enrichit en sucre; on peut la récolter de septembre jusqu'au printemps suivant. Elle est alors encore tendre et peut se manger crue. On la cuisine également à l'eau, au four ou à la poêle.
Jusqu'en juin, les feuilles et leurs pétioles parfument salades, légumes, soupes et conserves au vinaigre.
Les fleurs tendres s'utilisent comme décoration à manger dans les salades et autres plats. On peut aussi les faire frire dans de la pâte à beignets.
Les graines se forment en septembre-octobre et aromatisent divers plats et desserts.

Goût : le goût de la racine ressemble à celui de la carotte potagère, mais elle est moins sucrée et plus sèche. La plante et les graines ont une saveur de persil ou d’anis.

Composants :
Huile essentielle, flavonoïdes, lycopine, pectine, forte teneur en minéraux (notamment potassium), caroténoïdes, vitamines B1, B2 et C.

Propriétés médicinales :

Comme sa parente cultivée, la Carotte sauvage est un vermifuge modéré qu'on utilise aussi en cas de diarrhée.
Le carotène qu'elle contient peut être transformé par l'organisme en vitamine A, qui joue un rôle important dans la vision.
Les caroténoïdes protègent les cellules des radicaux libres.
Le calcium présent en grande quantité a un effet diurétique.
Les graines sont également diurétiques et s'utilisent en cas de troubles rénaux et de la vessie.

Plante tinctoriale :

A partir des parties aériennes fleuries ou des fanes de carotte, on obtient du jaune vif à vert vif (le vert s'obtient plus facilement avec la plante fraîche et en maintenant la température en dessous de l'ébullition, aucun additif), du vert bronze (additif : fer).







Dipsacus sativus (L.) Honckeny, Cabaret des oiseaux, Cardère sauvage, Dipsacacées :


Une fleur de l’année dernière :







Heracleum sphondylium L., Berce commune, Apiacées :


Abeille domestique (Apis mellifera L.)-Apidae butinant une fleur de Berce commune :


Bourdon-Apidae et Abeille domestique butinant une fleur de Berce commune :


Syrphe-Syrphidae butinant une fleur de Berce commune :


Utilisations alimentaires :

On récolte les feuilles en avril-mai et les tiges feuillues de mai à septembre. Feuilles et tiges débarrassées de leurs fibres épaisses se mangent crues en salades ou cuites à l'eau, au four ou à la poêle. Les feuilles se consomment aussi en omelette ou dans le fromage aux herbes. On peut les faire lactofermenter façon choucroute ou les faire sécher en vue de leur stockage.
Les gros boutons floraux aromatiques sont un légume délicieux qu'on mange cuit ou cru en salade, de mai à septembre. On peut également les confire dans le vinaigre avec des épices.
Les graines vertes et immatures servent de condiment dans les plats sucrés ou dans une sorte de bière aromatique.
La racine blanche ressemblant au raifort s'utilise comme condiment râpé ou se cuisine à l'eau.

Goût : la Berce évoque un peu la carotte. Les graines sont aromatiques et piquantes, la tige est très juteuse, la racine est légèrement piquante.

Composants :
Jusqu’à 10% de sucre, acide linoléique, acide palmitique et acide oléique, substances amères, provitamine A (bétacarotène), protéines, fer, potassium et 6 fois plus de magnésium, 8 fois plus de calcium et 20 fois plus de vitamine C que la laitue. Huile essentielle contenant des furocoumarines (responsable de la photosensibilisation).

Propriétés médicinales :

Emploi traditionnel et homéopathique en cas de troubles digestifs, d'hypertension, de toux et d'extinction de voix. En naturopathie contre les troubles du système nerveux central, la sclérose multiple, les rhinopharyngites, l'apathie, la somnolence et les maux de tête. Comme le gingembre, la racine est employée comme réjuvénateur et comme aphrodisiaque.







Holcus lanatus L., Houlque laineuse, Poacées :








Juglans regia L., Noyer commun, Juglandacées :




Utilisations alimentaires :

Autrefois, on utilisait les grandes feuilles avec le tabac et dans des tisanes mixtes.
En avril, la sève récoltée en incisant le tronc se transforme en sirop (prélever des quantités modérées pour ne pas nuire à l’arbre) après une longue cuisson. Le sirop a une saveur sucrée et âpre.
Les cerneaux de noix pressés fournissent une huile de grande valeur et très goûteuse, excellente dans les salades. On grignote aussi les cerneaux tels quels et on les utilise dans divers desserts, salades et sauces. Rôtis, ils déploient un arôme particulier qui s’exprime dans le pain et les pâtisseries. En juillet-août, l’écale verte sert de base au vin de noix. A la même époque, on conserve dans le vinaigre les noix (écale incluse) encore molles et découpées en tranches pour en faire des « pickles » amers et piquants.

Goût : Les parties vertes de noyer ont un goût de tanin amer et piquant, les cerneaux ont bien sûr un goût de noix.

Composants :
Feuilles sèches : environ 10% de tanin (ellagitanins principalement), 3,4% de flavonoïdes (hypéroside et quercétine), glycoside colorant (juglone), teneur élevée en vitamine C (1%).
Noix : riches en minéraux dont magnésium, potassium, calcium et cuivre, beaucoup de vitamines (vitamine E notamment) en concentration nettement plus élevée que dans de nombreux fruits et légumes, teneur élevée en acides gras insaturés, mélatonine (une hormone).

Propriétés médicinales :

Feuilles séchées : usage principalement externe sous forme de bain, d’aspersion et de cataplasme en cas de problèmes cutanés. Leurs composants sont antifongiques, bactéricides et antisudorifiques. Emploi interne comme vermifuge ainsi que contre les affections cutanées et les gastro-entérites.
Noix : excellent aliment en cas de goutte et d’affection rénale. Elles diminuent le taux de cholestérol et des études récentes leur attribuent un effet anticancéreux.






Lactuca serriola L., Laitue scariole, Astéracées :


Utilisations alimentaires :

Avant la floraison, on incorpore les jeunes feuilles crues aux salades, aux herbes en mélange et au fromage frais. Les laver préalablement sous le robinet pour expulser le latex et atténuer leur goût. On les consomme aussi cuites en épinard, dans des soupes de légumes, dans des farces ou à la vapeur. Les jeunes tiges épluchées se mangent crues ou cuites à l’eau ou à la poêle jusqu’en juillet.
De septembre jusqu’au printemps, on presse les racines fibreuses et on expose à l’air le latex obtenu pour l’épaissir. La substance élastique qui en résulte est une pâte à mâcher bénéfique pour la santé.

Goût : La saveur est aussi marquée que celle de la laitue cultivée et gagne en amertume avec le temps.

Composants : Fer et vitamines.

Propriétés médicinales :

Le latex épaissi était autrefois utilisé comme sédatif et comme antitussif.






Linaria vulgaris Miller, Linaire commune, Scrophulariacées :







Lonicera xylosteum L., Camérisier, Caprifoliacées :




Lotus corniculatus L., Lotier corniculé, Pied de poule, Fabacées :



Utilisations alimentaires :

En mars-avril, les feuilles tendres se cuisinent à l'eau ou en farce végétale, avec aromates et condiments pour arrondir la saveur forte de la plante. En salade, utiliser la plante avec parcimonie.
A partir du juillet, se forment les gousses que l'on consomme comme les haricots verts.
En petites quantités, les fleurs sont décoratives sur les tranches de pain; séchées et moulues, elles peuvent allonger la farine.

Goût : La plante a un goût fort mais non amer, rappelant les petits pois ou l’amande.

Composants : Tanins, flavonoïdes, forte teneur en lysine (un acide aminé), cyanhydrates.

Propriétés médicinales :

L'infusion de fleurs est antispasmodique et sédative, on l'emploie contre les troubles du sommeil et la nervosité. En usage externe contre la conjonctivite et en gargarisme contre les gingivites. L'extrait de pied de poule protège la peau. La plante fraîche contient du cyanhydrate que l'on élimine en la faisant bouillir sans couvercle. Cependant, la plante fraîche est inoffensive en petites quantités pour relever les plats.





 
Lythrum salicaria L., Salicaire commune, Lythracées :




Utilisations alimentaires :

De juin jusqu’à début septembre, on cuit la plante pour en extraire le jus qui sert de colorant pour les plats sucrés, ou qu’on transforme en sirop en le faisant réduire sur le feu ou en l’additionnant de sucre.
Les fleurs se mangent aussi comme décoration.
En avril-mai, jeunes pousses et feuilles tendres sont un bon ingrédient de diverses salades. Les pousses donnent une note fruitée aux spiritueux et aux limonades.
Epluchées, les tiges récoltées en mai se cuisinent à l’eau ou à la poêle. Salées et brunies dans du beurre, elles se marient bien avec les plats de pomme de terre. Plus tard dans la saison, les tiges sont trop coriaces.

Goût : Les parties tendres de la salicaire rappellent les pruneaux secs.

Composants :
5-12 % de tanins (principalement gallotanins), choline, flavonoïdes (surtout flavones glycosylées), salicarine, pectine, résine et huile essentielle.

Propriétés médicinales :

L’infusion de plantes séchées (1 cm3 par tasse) est antidiarrhéique. En médecine traditionnelle contre les gastro-entérites.
Dans l’Antiquité, on l’employait aussi contre la dysenterie et le typhus.
En usage externe pour traiter les hémorroïdes, l’eczéma et les plaies.



Medicago sativa L., Luzerne cultivée, Fabacées :




Melilotus albus Medik., Mélilot blanc, Fabacées :




Les fleurs sèches du mélilot ont un parfum rappelant la vanille, dû à la coumarine. Elles permettent de parfumer les crèmes, flans et autres desserts et accompagnent délicatement les viandes blanches.
On peut ajouter quelques jeunes feuilles dans les salades mais avec tempérance car leur saveur est un peu amère.

En excès, le mélilot donne un goût désagréable aux préparations et devient toxique à fortes doses. La moisissure transforme la coumarine en dicoumarol, substance toxique. Il faudra se débarrasser de toute plante séchée au parfum ou à l’apparence douteux.
Il existe deux autres mélilots à fleurs jaunes comestibles :
Melilotus officinalis Lam., Mélilot officinal, Fabacées
Melilotus macrorhiza Pers., Mélilot à grosse racine, Fabacées

Melilotus officinalis Lam., Mélilot officinal, Fabacées :


Melilotus macrorhiza Pers., Mélilot à grosse racine, Fabacées :




Parietaria judaica L., Pariétaire diffuse, Urticacées :





Plantago lanceolata L., Plantain lancéolé, Plantaginacées :






Potamogeton, Potamogeton, Potamogétonacées :

 





Prunus L., Prunier, Rosacées ou Amygdalacées :




Reseda luteola L., Réséda jaunâtre, Réséda des teinturiers, Gaude, Résédacées :


Le Réséda des teinturiers ou Réséda jaunâtre (Reseda luteola L.) est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Résédacées, assez commune en Europe occidentale et méridionale, qui fut cultivée autrefois comme plante tinctoriale. Toute la plante contient des matières colorantes de la famille des flavonoïdes (couleur jaune).

Il est parfois appelé la Gaude, le Grand réséda, l'Herbe à jaunir, l'Herbe jaune ou la Mignonette jaunâtre.

Utilisation :

La Gaude contient un principe colorant qui est le lutéolol (ou lutéoline) isolé pour la première fois par le chimiste français Chevreul. Elle produit une teinte jaune très solide, considérée comme la meilleure des teintures jaunes naturelles. Toute la partie aérienne est utilisée à cet effet (tiges, feuilles notamment).

(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Reseda_luteola)

Réputé pour fournir la meilleure teinture jaune de l’Europe occidentale, le Réséda des teinturiers fut employé dès la préhistoire, comme l’attestent les graines retrouvées sur les sites archéologiques lacustres d’époque néolithique. Il fut aussi beaucoup utilisé au Moyen-Âge pour obtenir jaunes et verts en association avec le Pastel.




Robinia pseudoacacia L., Robinier faux-acacia, Acacia, Fabacées :



Utilisations alimentaires :
 
En juin, les fleurs aromatisent sorbets, pâtisseries, spiritueux, tisanes et gelées sucrées. On les fait frire dans de la pâte à beignets ou on les trempe dans de l’eau sucrée. En mai, on confit les boutons dans le vinaigre à la manière des câpres.

Composants :
Dans les fleurs et feuilles : glycosides, huile essentielle avec des composants odorants, flavonoïdes et tanins.
Dans les graines, racine, et écorce : substance toxique (lectine).

Propriétés médicinales :

La tisane et le vin de fleurs seraient cholagogues, antispasmodiques et toniques. En homéopathie, l’écorce des jeunes pousses est employée en cas d’acidité excessive de l’estomac. Aussi contre les migraines et les névralgies faciales.




Rumex crispus L., Patience crépue, Polygonacées :








Clytre à 4 points sur une feuille de Salix L., Saule, Salicacées :


Le Clytre à 4 points (Clytra quadripunctata L.) est un insecte coléoptère de la famille des Chrysomélidés.
Les adultes se nourrissent principalement de feuilles de saules.
Ils vivent près des nids de fourmis des bois où ils pondent et où vivent les larves.

(Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Clytra_quadripunctata
Insectes de France et d’Europe occidentale, Michael Chinery, Éditions Flammarion, Paris, 2012)




Sambucus nigra L., Sureau noir, Caprifoliacées ou Adoxacées :
A cette époque, on trouve des grappes de fruits encore verts tandis que d’autres sont mûrs…








Senecio jacobaea L., Séneçon jacobée, Astéracées :



Malgré son utilisation ancestrale en tant que plante médicinale, le Séneçon jabobée tout entier contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques (sénécionine, sénéciphylline, etc.), rassemblés sous l’appellation de « nécines » : ils ne sont pas directement toxiques, mais le deviennent par leur métabolisation en composés pyrroliques qui eux provoquent une nécrose des cellules hépatiques et peuvent de plus être cancérigènes. Les accidents connus sont liés à une intoxication chronique.

Risques de confusion : les rosettes du Séneçon jabobée pourraient être confondues avec celles _ comestibles _ de certaines plantes de la famille du Chou (Brassicacées), ces dernières ayant un goût et parfois une odeur caractéristiques.

Le saviez-vous ? Le terme de Séneçon a été donné car les akènes mûrs sont pourvus d’un duvet blanchâtre comme la tête des vieillards (l’adjectif latin senex signifie « vieux, âgé »).




Silene latifolia Poiret, Compagnon blanc, Caryophyllacées :


On récolte les jeunes pousses d’octobre à mars, avril, puis les jeunes tiges feuillues en avril, mai.

Confusions possibles : Quand il n’y a que des jeunes pousses, les risques de confusion sont possibles avec le Centranthe rouge (Centranthus ruber (L.) DC.), mais ils sont réduits et sans gravité, le Centranthe rouge étant comestible.
Le risque disparaît quand la plante est en fleur, en avril ou mai. Les fleurs présentent alors un calice renflé en forme d’outre, à nervures ramifiées en réseau.




Sisymbrium officinale (L.) Scop., Sisymbre officinal, Brassicacées :


Utilisations alimentaires :

On récolte les feuilles et pousses fines jusqu’en juin, en pleine floraison. Leur saveur piquante en fait un condiment pour salades. On les consomme aussi cuites à l’eau avec d’autres légumes, en épinard ou en purée. On s’en sert en mélange avec d’autres herbes et sur les tartines de beurre.
Les graines récoltées à la fin de l’été sont un condiment pour les conserves, les plats mijotés et les gratins. Les graines mûres et broyées produisent une sorte de moutarde.

Goût : La plante rappelle le cresson ou une laitue un peu amère et croquante.

Composants : Glycosinolates, tanins et glycosides.

Propriétés médicinales :

Utilisée depuis toujours en cas d’inflammation des voies respiratoires. Cette indication s’explique par les glycosides d’huile de moutarde (glycosinolates) de la plante. On prétend qu’il faut l’utiliser fraîche, mais elle est également active à l’état sec. En homéopathie en cas d’extinction de voix.




Solanum dulcamara L., Morelle douce-amère, Solanacées :


Toute la Morelle douce-amère est toxique par la présence d’alcaloïdes de type solanidane (solanines), ceux-ci étant concentrés dans la tige, les feuilles, et surtout dans les fruits verts ; par contre ces molécules disparaîtraient en grande partie lors de la maturation. Irritantes pour le tube digestif, elles provoquent vomissements, diarrhées, gastro-entérites, mais aussi hémolyse et parfois dépression respiratoire.

Autrefois, les guérisseurs administraient les tiges et les jeunes pousses comme diurétique et laxatif, contre les nausées, les bronchites chroniques, l’asthme et les affections cutanées.
En raison des alcaloïdes toxiques qu’elle contient, la Morelle est seulement utilisée en préparations prêtes à l’emploi contre les eczémas et en homéopathie.







Solidago canadensis L., Solidage du Canada, Astéracées :





Trifolium pratense L., Trèfle des prés, Fabacées :


Piéride-Pieridae sur Trèfle des prés :

 


Trifolium repens L., Trèfle rampant, Trèfle blanc, Fabacées :





Viburnum lantana L., Viorne lantane, Mancienne, Caprifoliacées :



Le long des berges, deux panneaux ont été installés afin d’informer sur la biodiversité des berges de la Seine à Croissy-sur-Seine. Ces derniers ont été réalisés par la ville et l’association « La Seine en partage »:







Sources :

Plantes sauvages comestibles, S.G. Fleischhauer, J. Guthmann & R. Spiegelberger, Editions Ulmer, Paris 2012

Guide des teintures naturelles, plantes à fleurs, Marie Marquet, collection Les guides des… Fous de Nature !, Editions Belin 2011

Guide des plantes toxiques et allergisantes, Michel Botineau, collection Les guides des… Fous de Nature !, Editions Belin 2011

350 plantes médicinales, docteur Wolfgang Hensel, Editions Delachaux et Niestlé, Paris 2008, réimpression 2010

Cueillir et cuisiner les plantes sauvages. Recettes, conseils et confidences, Éditions Édisud, Compagnie des éditions de la Lesse, Aix-en-Provence, 2011

Insectes de France et d’Europe occidentale, Michael Chinery, Éditions Flammarion, Paris, 2012

2 commentaires:

  1. Bonjour

    je souhaite organiser une sortie sur les plantes en ville et l'idée de faire un herbier m'est venue. En cherchant des techniques, j'ai trouvé ce blog et ce témoignage.

    Avez-vous un retour d'expérience sur la technique utilisée ici ? Est-ce que coller les plantes "fraîches" a bien fonctionné ?

    Merci par avance de votre réponse !

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    1. Bonjour,

      L'herbier dont la réalisation a été confiée aux enfants comportait une dizaine de planches, ce qui permet un séchage dans de bonnes conditions. En effet, plus il y a de matériau de récolte, plus il y a d'humidité et donc de risque que cela pourrisse... J'avais précisé aux enfants, une fois de retour chez eux, de poser des feuilles de papier journal sur chaque planche d'herbier et de les changer tous les jours les trois premiers jours, et ce afin d'enlever un maximum d'humidité.
      Les feuilles d'arbres/de plantes ont été fixées le jour même de la récolte avec du scotch classique, mais pour un rendu plus esthétique, je vous conseille d'utiliser du rouleau adhésif de masquage ou de protection pour les travaux de peinture.
      Bonne sortie!
      Christelle - Les Petites Herbes

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