dimanche 28 août 2016

La flore sauvage de l'Île de Monsieur (Sèvres-92) - sortie du 21 août




Nous nous sommes promenés dimanche sur l’Île de Monsieur.



On peut y distinguer quatre zones pour l’étude de la flore : une zone sèche, une zone humide, la rive pavée de l’île et la Seine (milieu aquatique !)



Voici la flore observée :




La zone « sèche » :



Achillea millefolium L., Achillée millefeuille, Astéracées :





Plante tinctoriale :
Avec les parties aériennes fleuries, on obtient du jaune (aucun additif) et du vert bronze, brun (additif : fer).

Plante comestible :
On consomme les feuilles fraîches ou sèches (dans la préparation de spiritueux et tisanes), les boutons floraux et les fleurs (aromatisent les boissons).

Plante médicinale :
C'est un anti-inflammatoire du tube digestif, sédatif, dépuratif et tonique. Elle est utilisée dans les affections rénales, les palpitations cardiaques, les névralgies, les maux de tête et de dents. Les substances amères stimulent la sécrétions de bile et soulagent les affections hépatiques chroniques.
En usage externe contre les douleurs articulaires et les impuretés de peau. Emploi traditionnel contre les hémorroïdes et les troubles menstruels, en homéopathie contre les saignements (d'où le nom populaire d'herbe-à-la coupure).
Chez les personnes sensibles, l’Achillée combinée au soleil peut provoquer une allergie de contact appelée « dermite des prés ».



Ailanthus altissima (Mill.) Swingle, Ailante glanduleux, Simaroubacées :



Plante médicinale :



Les racines, les feuilles et l'écorce sont encore utilisées aujourd'hui dans la médecine chinoise traditionnelle, principalement comme astringent.



Une des plus anciennes recettes, enregistrée dans ulematisn ouvrage datant de 732 apr. J.-C., était employée dans le traitement de la maladie mentale. Elle utilisait un mélange de racines d'Ailanthe hachées, d'urine de jeunes garçons et de haricots noirs fermentés. Après avoir laissé reposer pendant une journée, le liquide était filtré puis donné à boire au patient pendant plusieurs jours.



Une autre source datant de 684 apr. J.-C., à l'époque de la dynastie Tang et inscrite dans le Compendium de Médecine de Li Shizhen, stipule que l'absorption de feuilles provoque incohérence et somnolence, tandis qu'une application externe permet de traiter efficacement les furoncles, les abcès et le prurit. Une autre recette enregistrée par Li utilise les feuilles pour traiter la calvitie. La formule demande de broyer ensemble de jeunes feuilles d'Ailante, de Catalpa et de Pêcher et d'appliquer le liquide obtenu sur le cuir chevelu pour stimuler la croissance des cheveux.


L'écorce séchée est encore considérée comme un médicament et est répertoriée dans la pharmacopée chinoise moderne sous le nom de chun bai pi, ce qui signifie « écorce blanche du printemps ». Des travaux récents traitent en détail de ce sujet, discutant des constituants chimiques, de l'identification du produit et de ses utilisations pharmaceutiques. Elle est préparée par abattage de l'arbre à l'automne ou au printemps, décortication, grattage des parties les plus dures des parties les plus externes, qui sont ensuite séchées au soleil, mises à tremper dans de l'eau, partiellement resséchées dans un panier et, enfin, coupées en lanières. Cette écorce est censée avoir des propriétés antipyrétiques et astringentes et devoir être principalement utilisée pour traiter les dysenteries, les rectorragies, les ménorragies et l'éjaculation spontanée. Il est prévu de n'en utiliser que des quantités comprises entre 4 et 10 grammes afin de ne pas empoisonner les patients. Le compendium de Li donne 18 recettes faisant appel à l'utilisation de l'écorce. Des chimistes asiatiques et européens ont trouvé une justification à son utilisation médicale, cette écorce contenant une grande variété de produits chimiques actifs comme la quassine et des saponines, ainsi que de l'ailanthone, le produit chimique allélopathique de cet arbre, qui est un antipaludéen. L'écorce est disponible dans la plupart des magasins spécialisés dans la médecine traditionnelle chinoise. Une teinture d'écorce de racine a été utilisée avec succès dans le traitement des palpitations, de l'asthme et de l'épilepsie. […]



Des preuves anecdotiques suggèrent que la plante peut être légèrement toxique. Les odeurs nauséabondes ont été associées à des nausées et des maux de tête, ainsi qu'à une dermite de contact signalée à la fois chez des humains et des moutons, qui ont également développé une faiblesse et une paralysie. La plante contient en effet une quinone irritante, la 2,6-diméthoxybenzoquinone, ainsi que des quassinoïdes (comme l'ailanthone) qui peuvent provoquer de tels effets, mais il s'est cependant avéré difficile, voire impossible, de reproduire ces symptômes chez les humains et les chèvres. Lors d'une expérimentation médicale, une teinture à base de fleurs et de feuilles a provoqué des nausées, des vomissements et un relâchement musculaire.



Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ailanthus_altissima





Alnus incana (L.) Moench, Aulne blanc, Bétulacées :










Amaranthus retroflexus L., Amarante réfléchie, Amaranthacées :



Plante comestible :

Les jeunes feuilles se consomment en salade. Les feuilles développées se cuisinent comme les épinards, en soupe, pâtés végétaux, légumes verts…

Les jeunes inflorescences, encore tendres se mangent cuites à la vapeur.

Les graines noires, très petites, se récoltent en mettant la plante à sécher à l’envers dans un sac. Après les avoir tamisées, il faut les ébouillanter pour enlever la peau.













Artemisia vulgaris L., Armoise commune, Astéracées :




Plante tinctoriale :

A partir des extrémités fleuries, on obtient du beige ocre (aucun additif), du vert kaki (additif : cuivre) et du bronze, noir (additif : fer).



Plante comestible :

On consomme les très jeunes feuilles et pousses.



Plante médicinale :

En infusion, elle a un effet sédatif sur le système nerveux.

Elle est également tonique et ne doit pas être bue en début de grossesse. Elle calme les douleurs menstruelles, stimule la digestion et la rate.

L’huile imprégnée d’Armoise soulage les rhumatismes.





Betula pendula Roth, Bouleau verruqueux, Bétulacées :



Plante tinctoriale :

A partir des feuilles et des rameaux, on obtient du jaune brillant (aucun additif) et du vert (additif : cuivre), et avec la partie interne rouge de l'écorce, on obtient du beige-rose (aucun additif).



Plante médicinale :

En tisane, les feuilles, les bourgeons et l’écorce ont des vertus diurétiques et dépuratives. En cure printanière, la sève est efficace contre les rhumatismes. Par distillation sèche, on obtient le goudron de bouleau, matière importante dans la pharmacopée.





Devant Medicago sativa L., Luzerne cultivée, Fabacées,

et dans la main d’une participante, une inflorescence d’Onobrychis viciifolia Scop., Sainfoin cultivé, Fabacées :








Centaurea jacea L., Centaurée jacée, Astéracées :








Plante comestible :

On consomme les fleurs.



Plante médicinale :

On utilise les fleurs contre la fièvre, les trouble menstruels, les pertes blanches et la constipation.

En infusion, la plante entière passe pour expectorante et dépurative et stimule le foie ainsi que la vésicule. L’extrait distillé des feuilles soulage les inflammations oculaires et les conjonctivites. Les substances amères de la racine sont diurétiques, digestives, toniques et fébrifuges.











Cirsium arvense (L.) Scop., Cirse des champs, Astéracées :



Plante comestible :

On consomme les jeunes racines de première année de l'automne jusqu'au printemps, les jeunes feuilles encore dépourvues de piquants se mangent crues ou cuites à l'eau avant la floraison.

En mai, on mange les boutons cuits comme légume ou on les confit dans la saumure ou dans une marinade piquante. Les pétales décorent les plats.



Plante médicinale :

Comme tous les cirses, la plante est peu utilisée à des fins médicinales.






Devant Petasites hybridus (L.) G.Gaertner, B.Meyer & Scherb., Pétasite officinal, Astéracées :









Cornus sanguinea L., Cornouiller sanguin, Cornacées :



Plante toxique :

Les fruits acides et astringents, provoquent des troubles digestifs.



Plante pour la vannerie :

Retrouvez l’usage en vannerie du Cornouiller sanguin, en cliquant sur l’article suivant :





Crataegus monogyna Jacq., Aubépine commune, Rosacées ou Malacées :



Aubépine commune n°1 :







Aubépine commune n°2 :




Plante comestible :

On consomme les fruits (les cenelles) et les feuilles et le fleurs.



Plante médicinale :

Feuilles, fleurs et fruits sont utilisées. L'action médicinale de l'Aubépine n'a été découverte que récemment. Des essais cliniques ont démontré une amélioration de la circulation sanguine et un effet hypotenseur. On l'emploie aussi dans les troubles cardiaques non organiques et dans les traitements post-infarctus. Cette action ne se révèle que sur la durée. L'Aubépine se tolère très bien et ne provoque pas d'effets secondaires.




Daucus carota L., Carotte sauvage, Apiacées :












Plante tinctoriale :

A partir des parties aériennes fleuries ou des fanes de carotte, on obtient du jaune vif à vert vif (le vert s'obtient plus facilement avec la plante fraîche et en maintenant la température en dessous de l'ébullition, aucun additif), du vert bronze (additif : fer).



Plante comestible :

On consomme la racine (la première année, de septembre jusqu'au printemps suivant), les feuilles, les fleurs et les graines.



Plante médicinale :

Vermifuge, diurétique, en cas de diarrhées.






Graphosoma italicum Müller, Punaise arlequin, Pentatomidae sur l’inflorescence d’une Carotte sauvage :










Devant Heracleum sphondylium L., Berce commune, Apiacées &

Tanacetum vulgare L., Tanaisie vulgaire, Astéracées :







  
Diplotaxis tenuifolia (L.) DC., Diplotaxe à feuilles étroites, Brassicacées :






Plante comestible :

Tout comme la Roquette (Eruca sativa), le Diplotaxe à feuilles étroites peut être utilisé en cuisine pour relever plats ou salades et leur apporter une saveur piquante.



Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Diplotaxis_%C3%A0_feuilles_%C3%A9troites











Epilobium angustifolium L., Épilobe en épis, Oenothéracées :



Plante comestible :

On consomme les jeunes tiges encore souples, les fleurs et boutons floraux et les racines.



Plante médicinale :

L’épilobe est anti-inflammatoire. En cas de tumeur bénigne de la prostate, on l’utilise pour faciliter la miction. L’infusion d’épilobe soulage les brûlures d’estomac et les entérites.





Galega officinalis L., Sainfoin d’Espagne, Fabacées :











Plante médicinale et plante toxique :

Une expérience en laboratoire a démontré que ses parties vertes renfermaient une substance capable d’abaisser le taux de glycémie sanguine.

Pour le diabète, la médecine officielle préfère cependant des médicaments plus efficaces. Il faut ajouter que les molécules de type galégine sont connues pour être toxiques.






Devant Malva sylvestris L., Mauve sauvage, Malvacées :








Galium mollugo L., Gaillet mollugine, Rubiacées :





Plante comestible :


On consomme les feuilles, les tiges, les fleurs, les boutons floraux et les graines germées.



Plante médicinale :


Action diurétique et dépurative, stimule la circulation lymphatique.







Galium verum L., Gaillet jaune, Rubiacées :





Plante tinctoriale :

A partir des racines, on obtient du rose saumon à rouge brique (aucun additif), des bruns (additif : fer).



Plante médicinale :

Une des protéines de cette plante en fleurs fait cailler le lait.

Elle était aussi utilisée pour la fabrication de fromage qu’elle colorait en jaune soutenu.

Autrefois, on dispersait la plante séchée odorante sur le plancher.

Il existe différentes utilisations de cette plante en médecine populaire. En France, elle était considérée comme remède contre l’épilepsie, en Irlande contre les brûlures et les affections cutanées. Le Gaillet jaune, encore appelé Caille-lait est également réputé comme diurétique et remèdes lors de catarrhes.




Geranium sp., Géranium, Géraniacées :










Geranium macrorrhizum L., Géranium à grosses racines, Géraniacées :








Geranium pratense L., Géranium des prés, Géraniacées :





Plante comestible :

On consomme les feuilles crues jusqu’en juin ou cuites, les fleurs fraîches jusqu’en août et sèches après., les graines germées.



Plante médicinale :

Utilisé autrefois contre les diarrhées légères, les gastro-entérites, les maladies hépatiques et biliaires, ainsi que pour se détoxifier. On lui attribue aussi un effet hormonal, d’où son emploi en cas de menstruations abondantes. En usage interne et externe contre les enflures, les irritations cutanées, les plaies persistantes, en cataplasme contre les inflammations bucco-pharyngées. Autrefois, on l’employait aussi pour traiter la maladie du charbon (la maladie du charbon, également appelée fièvre charbonneuse, est une maladie infectieuse aiguë causée par la bactérie Bacillus anthracis).





Heracleum sphondylium L., Berce commune, Apiacées :






Plante comestible :

On consomme les feuilles, les tiges, les boutons floraux, les graines vertes et immatures et la racine.



Plante médicinale :

Emploi traditionnel et homéopathique en cas de troubles digestifs, d'hypertension, de toux et d'extinction de voix. En naturopathie contre les troubles du système nerveux central, la sclérose multiple, les rhinopharyngites, l'apathie, la somnolence et les maux de tête. Comme le gingembre, la racine est employée comme réjuvénateur et comme aphrodisiaque.



Plante toxique :

La plante élabore des furocoumarines (psoralène, bergaptène, etc.) à propriétés photosensibilisantes.






Une participante tient dans sa main l’inflorescence de Senecio jacobaea L., Séneçon jacobée, Astéracées :









Holcus lanatus L., Houlque laineuse, Poacées :







Hypericum maculatum Crantz, Millepertuis taché, Clusiacées ou Hypéricacées :










Linaria vulgaris Miller, Linaire commune, Scrofulariacées :






Plante médicinale :

La médecine populaire l’employait comme diurétique et laxatif, de même qu’en pommade pour traiter les hémorroïdes et les impuretés cutanées. Les herbiers anciens la citent comme remède contre les affections hépatiques et pour soigner la rate.





Lonicera xylosteum L., Camérisier, Caprifoliacées :



Plante toxique :

Les baies sont vomitives.



Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lonicera_xylosteum





Lotus corniculatus L., Lotier corniculé, Fabacées :



Plante comestible :

On consomme les feuilles tendres en mars-avril, les gousses à partir de juillet et les fleurs.



Plante médicinale :

L'infusion de fleurs est antispasmodique et sédative, on l'emploie contre les troubles du sommeil et la nervosité. En usage externe contre la conjonctivite et en gargarisme contre les gingivites. L'extrait de Lotier corniculé protège la peau. La plante fraîche contient du cyanhydrate que l'on élimine en la faisant bouillir sans couvercle. Cependant, la plante fraîche est inoffensive en petites quantités pour relever les plats.





Vue sur l'Île Seguin depuis la grande pelouse de l'Île de Monsieur :








Lythrum salicaria L., Salicaire commune, Lythracées :



Plante comestible :

De juin jusqu’à début septembre, on cuit la plante pour en extraire le jus qui sert de colorant pour les plats sucrés, ou qu’on transforme en sirop en le faisant réduire sur le feu ou en l’additionnant de sucre.

Les fleurs se mangent aussi comme décoration.

En avril-mai, jeunes pousses et feuilles tendres sont un bon ingrédient de diverses salades. Les pousses donnent une note fruitée aux spiritueux et aux limonades.

Épluchées, les tiges récoltées en mai se cuisinent à l’eau ou à la poêle. Salées et brunies dans du beurre, elles se marient bien avec les plats de pomme de terre. Plus tard dans la saison, les tiges sont trop coriaces.



Plante médicinale :

L’infusion de plantes séchées (1 cm3 par tasse) est antidiarrhéique. En médecine traditionnelle contre les gastro-entérites.

Dans l’Antiquité, on l’employait aussi contre la dysenterie et le typhus.

En usage externe pour traiter les hémorroïdes, l’eczéma et les plaies.





Malva alcea L., Mauve alcée, Malvacées :





















Malva sylvestris L., Mauve sauvage, Malvacées :







Plante comestible :

On consomme les feuilles et les fleurs.



Plante médicinale :

Cette mauve était appelée autrefois, en latin, Omnimorbia soit toutes les maladies, en raison de ses propriétés adoucissantes pour les voies respiratoires utiles pour le traitement de nombre de symptômes. La substance active recherchée dans cette plante est le mucilage.

Les principaux effets de la mauve sont émollients et désinfectants.

Elle soulage les gonflements des mains ou des pieds subséquents à des fractures, et les phlébites.

Elle peut aider à combattre les maladies respiratoires en apaisant toux, maux et inflammations de gorge, aphtes, bronchites, enrouements et laryngites. Maria Treben la recommande également contre l'engorgement des poumons, le catarrhe bronchial, l'emphysème pulmonaire et les maladies malignes du larynx.

Elle peut aussi aider pour les inflammations des muqueuses utérines, de la vessie, du pylore, les gastrites, les ulcères gastro-intestinaux, les inflammations externes telles qu'ulcérations ou abcès, et les blessures.



Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_mauve





Medicago sativa L., Luzerne cultivée, Fabacées :






Plante comestible :

On consomme les jeunes pousses récoltées d'avril à juin, les fleurs et les graines (germée ou crues).


Plante médicinale :

La plante est légèrement laxative et diurétique. Elle peut aussi soulager les troubles des menstruations et de la ménopause grâce à ses substances oestrogéniques.





Melilotus albus Medik., Mélilot blanc, Fabacées :





Plante comestible :

On consomme les fleurs pour parfumer les desserts.



Plante toxique :

En excès, le mélilot donne un goût désagréable aux préparations et devient toxique à fortes doses. La moisissure transforme la coumarine en dicoumarol, substance toxique. Il faudra se débarrasser de toute plante séchée au parfum ou à l’apparence douteux.

Il existe deux autres mélilots à fleurs jaunes comestibles :

Melilotus officinalis Lam., Mélilot officinal, Fabacées

Melilotus macrorhiza Pers., Mélilot à grosse racine, Fabacées




Onobrychis viciifolia Scop., Sainfoin cultivé, Fabacées :










Pastinaca sativa L., Panais commun, Apiacées :











Plante comestible :

On consomme les feuilles, les tiges, les fleurs, les graines et les racines.



Plante médicinale :

Diurétique, analgésique et sédative.






Pastinaca sativa L., Panais commun, Apiacées &

Daucus carota L., Carotte sauvage, Apiacées :
















Petasites hybridus (L.) G.Gaertner, B.Meyer & Scherb., Pétasite officinal, Astéracées :








Plante comestible :

On consomme les pétioles et les jeunes feuilles.



Plante médicinale et plante toxique :

Sa racine renferme différents principes actifs pouvant soulager les crampes, calmer la douleur, enrayer les inflammations et lutter contre la migraine et les maux de tête liés au stress.

La médecine populaire avait recours aux extraits, mais la forme sauvage contient des alcaloïdes de pyrrolizidine nocifs pour le foie.

La phytothérapie moderne utilise des préparations prêtes à l’emploi provenant de cultures de cette plante sans alcaloïdes.




Picris echioides L., Picris fausse vipérine, Astéracées :


les autres inflorescences que l’on aperçoit sur cette photo sont celles du Plantain lancéolé (Plantago lanceolata)




Plante comestible :

On consomme les feuilles.





Picris hieracioides L., Picris fausse-épervière, Astéracées :




Plante comestible :

Son goût tendant vers le sucré facilite son usage. Elle peut s'utiliser seule ou accompagné d'autres plantes spontanées. Si les feuilles sont excessivement duveteuses, on pourra les faire bouillir avec des patates, ou sauter à la poêle.



Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Picris_hieracioides




Plantago lanceolata L., Plantain lancéolé, Plantaginacées :




Plante comestible :

On consomme les feuilles, les boutons floraux, les graines et la racine.



Plante médicinale :

En interne : bactéricide, dépuratif, inflammations bucco-pharyngées, ulcères de l'estomac, colites et inflammations urinaires.

En externe : soigne les plaies, irritations cutanées, brûlures, enflures et piqûres d'insectes.




Prunella vulgaris L., Brunelle commune, Lamiacées :



Plante comestible :

On consomme les jeunes feuilles et les pointes avec leurs boutons en avril-mai et les fleurs.



Plante médicinale :

Emploi traditionnel contre les maladies gastro-intestinales.

La plante est bactéricide ; autrefois on l’utilisait contre la diphtérie, les pharyngites et les laryngites.

En usage externe contre les troubles oculaires et pour favoriser la cicatrisation.





Scabiosa columbaria L., Colombaire, Dipsacacées :







Senecio jacobaea L., Séneçon jacobée, Astéracées :



Plante toxique :

Contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques (sénécionine, sénéciphylline, etc.), rassemblés sous l’appellation de « nécines ».




Silene vulgaris (Moench) Garcke, Silène enflé, Caryophyllacées :





Plante comestible :

On consomme en avril-mai les jeunes pousses et les premières feuilles.



Plante médicinale :

Sans grande valeur médicinale. La plante riche en vitamine est un léger stimulant du métabolisme.





Sorbus aucuparia L., Sorbier des oiseleurs, Rosacées :



Plante comestible :

On consomme les fleurs, les feuilles et les sorbes, cuites, après les premières gelées.



Plante médicinale :

Les sorbes fraîches sont à consommer en petites quantités sous peine de provoquer diarrhées et vomissements. Les substances responsables sont détruites par la cuisson. Les sorbes sont un vieux remède contre le scorbut et les rhinopharyngites en raison de leur forte teneur en vitamine C, et on leur attribue une efficacité contre les rhumatismes et la goutte. Autrefois on en tirait du sorbitol, un substitut de sucre adapté aux diabétiques. L'acide sorbinique qu'elles contiennent est un conservateur efficace contre les champignons et les bactéries.

Les sorbes cuites sont légèrement laxatives et diurétiques. L'infusion de feuilles soulage les troubles gastriques, elle est dépurative et nettoie les voies urinaires.





Symphytum officinale L., Consoude officinale, Boraginacées :



Plante comestible :

On consomme les jeunes tiges encore souples, les feuilles souples d’avril à juillet, les boutons et fleurs.



Attention ! Il existe un risque de confusion avec les feuilles de la Digitale pourpre (Digitalis purpurea L.), très toxique.

La Grande consoude contient un alcaloïde, la pyrrolizidine, susceptible d’affecter le foie ; il faut donc l’employer avec prudence. Cela dit, la Grande consoude est appréciée depuis des siècles comme plante alimentaire et médicinale, et on la consommait en grandes quantités sans que des effets nocifs aient été décrits. On considère la consommation occasionnelle de petites quantités comme inoffensive. D’autre part, les alcaloïdes sont principalement présents dans la racine, qu’on ne consomme pas, et il faudrait une consommation exclusive et aberrante de feuilles pour représenter un danger.


Plante médicinale :

On l'emploie sous diverses formes (compresse, pommade, crème ou gel) en cas de douleurs articulaires, de tendinite, goutte, contusions, saignements, fractures, phlébites, gonflements des glandes et mammites. La décoction de la consoude était aussi employée contre les rhumatismes, la bronchite et la péritonite.





Tanacetum vulgare L., Tanaisie vulgaire, Astéracées :







Plante tinctoriale :

Avec les parties aériennes fleuries, on obtient du jaune vif, devenant brun si on cuit trop le bain (additif : aucun), du noir (additif : fer).



Plante toxique et plante médicinale:

Sainte Hildegarde de Bingen recommande l’utilisation de ses parties vertes contre les vers intestinaux – cette application s’est longtemps maintenue en médecine populaire.

L’automédication est fortement déconseillée en raison de la toxicité de la drogue.

Les fleurs étaient également utilisées en cas de crampes gastriques, troubles digestifs et menstruels.





Tanaisie vulgaire butinée par une Abeille domestique :







Tanaisie vulgaire butinée par une Abeille domestique et une Abeille solitaire :





Torilis sp., Torilis, Apiacées :









Trifolium pratense L., Trèfle des prés, Fabacées :



Plante comestible :

On consomme les pousses et feuilles d'avril à juin, les fleurs fraîches, et les graines.




Plante médicinale :


Traditionnellement utilisé contre les diarrhées, la toux et les éruptions cutanées chroniques. L'extrait de trèfle est de plus en plus utilisé contre les troubles de la ménopause en raison de sa teneur en ivoflavones. Ceux-ci sont des phytoestrogènes également employés dans la prévention des cancers d'origine hormonale, notamment ceux du sein, de l'utérus et de la prostate. L'infusion (3 cm3 de fleurs par tasse) est dépurative et rafraîchissante pour les yeux fatigués.






Abeille domestique butinant un Trèfle rampant :







Trifolium repens L., Trèfle rampant, Fabacées :







Tussilago farfara L., Tussilage, Astéracées :



Plante médicinale :

Toux (les fleurs et feuilles renferment énormément de mucilages), anti-inflammatoire.



Plante toxique :

Contient des alcaloïdes de pyrrolizidine.





Urtica dioica L., Grande ortie, Urticacées :



Plante comestible :

On consomme les feuilles, les graines et les boutons floraux.



Avec les feuilles, je fabrique de la bière….

Voir l’article dans mon blog : Fabrication d’une bière à l’Ortie




… et je réalise des crêpes goûteuses ! :






Plante médicinale :

En interne : douleurs rhumatismales, troubles digestifs et biliaires et troubles de la prostate.

En externe : pour les cheveux gras et les pellicules.



Plante à fibres :

Avec la « peau » que l’on retire de la tige de l’Ortie dioïque, on peut fabriquer une cordelette.






Verbena officinalis L., Verveine officinale, Verbénacées :




Plante comestible :

On consomme les jeunes feuilles et autres parties tendres avant la floraison en juin.



Plante médicinale :

La Verveine officinale était jadis une plante médicinale de premier ordre utilisée contre les rhumes et pour renforcer les défenses immunitaires.

Aujourd’hui, on met à profit ses vertus digestives, diurétiques et dépuratives pour réguler le métabolisme et combattre les rhumatismes. Elle peut soulager les migraines et serait un tonique du système nerveux. Emploi traditionnel pour réguler le cycle menstruel et soulager les troubles de la menstruation et de la ménopause. Emploi externe pour soigner les plaies et dans le traitement de l’eczéma et des oedèmes.






La zone humide :





Devant Typha angustifolia L., Massette à feuilles étroites, Typhacées :







Carex pendula Huds., Laîche à épis pendants, Cypéracées :














Carex pendula Huds., Laîche à épis pendants, Cypéracées,
Eupatorium cannabinum L., Eupatoire chanvrine, Astéracées &
Typha angustifolia L., Massette à feuilles étroites, Typhacées :















Epilobium hirsutum L., Épilobe hérissé, Oenothéracées ou Onagracées :






Equisetum arvense L., Prêle des champs, Équisétacées :



Plante médicinale :
Les parois cellulaires de cette plante renferment de la silice qui la rend mécaniquement très résistance. Autrefois, on l’utilisait volontiers pour polir l’étain. Ses parties végétales séchées sont utilisées depuis l’Antiquité comme diurétique et vulnéraire. Actuellement, on administre encore fréquemment de la tisane de prêle pour laver les voies urinaires en cas d’inflammations, ou en gargarismes pour traiter les catarrhes de la gorge. La médecine populaire la recommande comme antirhumatismal.








Eupatorium cannabinum L., Eupatoire chanvrine, Astéracées :






Plante tinctoriale :
À partir de la plante entière, y compris la racine, on obtient du jaune mordoré.

Plante médicinale :
Les médecins de l’Antiquité recommandaient l’Eupatoire chanvrine pour traiter les morsures de serpent, la dysenterie et les maladies du foie.
Le Moyen-Âge voyait dans cette plante un fortifiant pour la virilité.
Les constituants font supposer un effet immunostimulant, tandis que la médecine populaire décrit l’Eupatoire chanvrine comme diurétique, laxative et cholagogue.
Aujourd’hui, elle ne joue plus aucun rôle en médecine.





Glyceria maxima (Hartm.) Holmb., Glycérie aquatique, Poacées :













Hippuris vulgaris L., Pesse vulgaire, Plantaginacées :

Plante comestible :
Les esquimaux d'Alaska mangeaient les jeunes feuilles de cette plante.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hippuris_vulgaris





Lysimachia vulgaris L., Lysimaque commune, Primulacées :





Plante comestible :
On consomme les jeunes feuilles récoltées en avril et les fleurs.

Plante médicinale :
On emploie traditionnellement la lysimaque en cas de troubles gastro-intestinaux, de diarrhées ainsi que pour soigner les plaies et les gencives.















Lythrum salicaria L., Salicaire commune, Lythracées :




Mentha aquatica L., Menthe aquatique, Lamiacées :




Plante comestible :
On consomme les feuilles.

Plante médicinale :
Stimulante, stomatique (=qui favorise la digestion), carminative (= qui provoque l'expulsion des gaz intestinaux) et antispasmodique.










Phragmites australis (Cav.) Steudel., Roseau commun, Poacées :




Plante comestible :
On consomme les racines les jeunes pousses et les graines.

Plante médicinale :
En médecine chinoise, le roseau passe pour analgésique, diurétique et fébrifuge. Le jus de racine est utilisé contre la toux et la nausée. L’infusion de fleurs et de feuilles est censé agir contre la bronchite, le choléra et les intoxications alimentaires.




Pulicaria dysenterica (L.) Bernh., Pulicaire dysentérique, Astéracées :






Salix alba L., Saule blanc, Salicacées :



Plante pour la vannerie :
Les rameaux sont utilisés pour la vannerie.

Plante médicinale :
L'acide salicylique ou acide 2-hydroxybenzoïque est un composé organique aromatique, l'un des trois isomères de l'acide hydroxybenzoïque, constitué d'un noyau benzénique substitué par un groupe carboxyle (acide benzoïque) et un groupe hydroxyle (phénol) en position ortho. C'est un solide cristallin incolore qu'on trouve naturellement dans certains végétaux, dont le saule (d'où il tire son nom), utilisé comme médicament et comme précurseur de l'acide acétylsalicylique, l'aspirine.

Ingéré en grandes quantités, c'est un produit toxique, mais en de moindres quantités il est utilisé comme conservateur alimentaire et antiseptique.

Les propriétés médicales de l'acide salicylique sont connues depuis longtemps, surtout pour son action contre la fièvre. On l'extrayait principalement du saule, salix en latin dont il tire son nom. Dans la lutte contre la fièvre, il est désormais supplanté par d'autres médicaments plus efficaces comme l'aspirine (qui en est un dérivé), ou le paracétamol.

Il n'est désormais plus utilisé pour son action apaisante (analgésique) et on le retrouve dans de nombreux produits en dermatologie en complément d'un autre principe actif. Il est par exemple utilisé dans le traitement de l'acné, des verrues ou de l'hyperhidrose.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_salicylique





Galle provoquée par un hyménoptère, Pontania sp., de la famille des Tenthredinidae sur Salix alba L., Saule blanc, Salicacées :














Typha angustifolia L., Massette à feuilles étroites, Typhacées :







Typha latifolia L., Massette à feuilles larges, Typhacées &

Iris pseudacorus L., Iris des marais, Iridacées :



Iris pseudacorus L., Iris des marais, Iridacées :


Usages de l'Iris des marais :

Tannage :

Riche en tanin, le rhizome de l'iris des marais est utilisé pour le tannage (Guide complet de la nature - Michael Lohmann - p.376 - (ISBN 2-8034-4019-9) - Éditions Chantecler - Aartselaar - Belgique - 1992).


Plante médicinale :


Connu dès l'Antiquité grecque, le suc du rhizome de l'iris des marais était employé contre la cataracte et diverses douleurs. Dioscoride le pharmacologue grec du Ier siècle, le décrit sous le nom de akoron ακορον (Materia medica7 I, 2) (Pedanius Dioscorides of Anazarbus, De materia medica (translated by Lily Y. Beck), Olms - Weidmann, 2011, 630 p.), dérivé de a- korê α + κορη, « privatif + pupille ». L'encyclopédiste romain Pline l'Ancien, à la même époque, confirme ces informations (H.N. 25, 157; 26 ; 228 etc.).


Au XVIe siècle, Pierandrea Mattioli publia une traduction commentée de Dioscoride en italien qui fut ensuite traduite en français en 1554 par Jean Ruel. Le succès de ces traductions fort bien illustrées sera immense. De nombreuses vertus médicinales sont attribuées à la flambe, l'Iris des marais (Mattioli, Pietro Andrea, Commentaires de M. Pierre Andre Matthiole médecin senois sur les six livres de Ped. Dioscoride Anazarbeen de la matière medicale, Lyon : Guillaume Rouillé, 1572). Les anciens herboristes ont beaucoup prélevé l'Iris des marais dans la nature, jusqu'à provoquer sa raréfaction dans certaines régions.



Actuellement, en raison de sa toxicité, l'Iris des marais n'est plus guère utilisé en herboristerie. Rameau et al. (J.C. Rameau, D. Mansion, G. Dumé, Flore forestière française, guide écologique illustré, t. 1, Institut pour le développement forestier, 1989, 1786 p.), indiquent « rhizome, expectorant, diurétique et excitant (à faible dose) ».




Horticole :
Il est utilisé sur les berges humides des étangs, des cours d'eau ou des mares artificielles. Il peut devenir envahissant.

Dépollution :
De nombreuses études de phytoremédiation ont montré qu'on pouvait utiliser les plantes pour dépolluer les sols. Une méthode consiste à traiter le sol dans des casiers végétalisés par des plantes de milieux humides (Phragmites australis, Iris pseudacorus et Salix viminalis). Une étude (Tatiana Kirpichtchikova, Phytoremédiation par Jardins Filtrants d’un sol pollué par des métaux lourds. Approche de la phytoremédiation dans des casiers végétalisés par des plantes de milieux humides et étude des mécanismes de remobilisation/immobilisation du zinc et du cuivre, Université Joseph-Fourier – Grenoble, 2009, 279 p.) a montré qu'une quantité importante des métaux peut être éliminée du sol via la phytolixiviation résultant de l’interaction de l’activité racinaire avec l’irrigation, alors qu'une partie insignifiante des métaux (Zn, Pb, Cu) est accumulée dans la biomasse.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Iris_pseudacorus




Typha latifolia L., Massette à feuilles larges, Typhacées :




Plante comestible :
On consomme les jeunes pousses d’avril à juin, les racines en mars et en automne, les fleurs de juin à août.

Plante médicinale :
Le pollen a des propriétés diurétiques, on l’utilise contre les calculs rénaux, les saignements, les troubles menstruels, les diarrhées et le ténia.









La rive pavée :




Achillea millefolium L., Achillée millefeuille, Astéracées :






Alnus glutinosa (L.) Gaertn., Aulne glutineux, Bétulacées :







Plante médicinale :

L'écorce de l'Aulne glutineux est utilisée exclusivement en médecine populaire et en homéopathie.

La première se sert des tanins pour préparer une décoction pour les gargarismes en cas d'inflammations de la bouche et de la gorge ou pour les lavements lors de saignements intestinaux.

En homéopathie, l'écorce soigne les maladies cutanées.





Artemisia vulgaris L., Armoise commune, Astéracées :




Plante tinctoriale :

A partir des extrémités fleuries, on obtient du beige ocre (aucun additif), du vert kaki (additif : cuivre) et du bronze, noir (additif : fer).



Plante comestible :

On consomme les très jeunes feuilles et pousses.



Plante médicinale :

En infusion, elle a un effet sédatif sur le système nerveux.

Elle est également tonique et ne doit pas être bue en début de grossesse. Elle calme les douleurs menstruelles, stimule la digestion et la rate.

L’huile imprégnée d’Armoise soulage les rhumatismes.






Vidéo :

Artemisia vulgaris L., Armoise commune, Astéracées,

Lythrum salicaria L., Salicaire commune, Lythracées,

Rubus groupe fruticosus, Ronce des bois, Rosacées &

Solidago canadensis L., Solidage du Canada, Astéracées : cliquez ici !






Buddleja davidii Franchet, Arbre aux papillons, Buddlejacées ou Scrofulariacées :



Plante médicinale :

Le Buddleia du père David a d'abord été utilisé comme plante médicinale en Chine où l'écorce de ses racines et ses rameaux feuillés sont utilisés comme matière médicale sous le nom de jiuyaohua.



Sa culture comme plante ornementale est répandue en Europe et en Australie. Elle a favorisé la création de nombreuses variétés horticoles.



Plante toxique :

Cette essence contient des molécules toxiques (aucubine en particulier) ce qui explique que ses feuilles, son écorce et ses racines ne sont pas mangées par la plupart des espèces autochtones là où il a été introduit.

Les analyses phytochimiques d’espèces de Buddleja ont montré la présence de flavonoïdes, d’iridoïdes (d’aucubine et de ses dérivés, et de buddlédines), de sesquiterpénoïdes, de phényléthanoïdes et de lignanes. À partir de la racine de Buddleja davidii ont été isolés 13 glycosides de phényléthanoïdes, un glycoside d’iridoïde et 4 complexes de glycosides d’iridoïde-lignane.



La toxicité pour les poissons du Buddleia davidii a été confirmée par l’isolement des buddlédines A, B et C, dans l’écorce de la racine. L’activité antifongique significative des extraits de B. davidii est due à la buddlédine A.


Plante invasive :

Le buddleia du père David, est toujours prisé comme plante ornementale et en raison de son attrait pour les papillons, dans les jardins de particuliers mais aussi dans certains aménagements paysagers (autoroutiers ou communaux par exemple). Toutefois il a tendance à se propager facilement dans les décombres et à se répandre le long des voies de chemin de fer. Il est devenu une espèce invasive en de nombreux endroits. La première conséquence est que, paradoxalement, il peut contribuer à l'extinction des papillons : en effet, « ses feuilles ne participent pas à leur cycle biologique : le buddleia ne nourrit pas les chenilles comme certaines plantes-hôtes indigènes (orties, graminées, buissons,…) », auxquelles il se substitue.



Il s’est naturalisé et est devenu envahissant dans de larges régions d'Europe de l’Ouest jusqu’à Bergen (Norvège). Il pose aussi problème en Nouvelle-Zélande et dans le Sud-Est de l’Australie. En France, il est présent de manière envahissante dans le Sud-Ouest, le Sud-Est, en Bretagne et dans le Bassin Parisien. Le Centre semble la région la moins touchée.



Il est donc important de contrôler sa culture dans les jardins. Il peut par exemple être remplacé par différentes espèces de lilas, la menthe en arbre (Rostrinucula dependens), le gattilier ou des Buddleja hybrides stériles : Buddleja × weyeriana.



Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Buddleia_de_David



Plante tinctoriale :

A partir des feuilles, on obtient du jaune ocre (aucun additif), du bru kaki (fer).





Calystegia sepium (L.) R.Brown, Liseron des haies, Convolvulacées :





Plante médicinale :

Employée en médecine populaire comme purgatif doux. Elle soigne le foie, l'insuffisance hépatique et ses manifestations (constipation, migraine, etc.)



Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liseron_des_haies





Cirsium vulgare (Savi.) Ten., Cirse commun, Astéracées :



Plante comestible :

On récolte les jeunes racines de première année de l'automne jusqu'au printemps. On les sèche pour obtenir une farine dont on fait des bouillies ou qui allongera la farine de céréales. Epluchées, on les cuit à l'eau ou au four; après la cuisson à l'eau, on peut les faire sauter à la poêle.

Les tiges molles après épluchage et les jeunes feuilles encore dépourvues de piquants se mangent crues ou cuites à l'eau avant la floraison.

En mai, on mange les boutons floraux cuits comme légume ou on les confit dans la saumure ou dans une marinade piquante. Les fins pétales décorent salades de crudités et de fruits et pâtes à tartiner.



Plante médicinale :

Comme tous les cirses, la plante est peu utilisée à des fins médicinales.





Clematis vitalba L., Clématite des haies, Renonculacées :



Plante pour la vannerie :

La liane de la Clématite des haies sert d’éclisse pour la vannerie.



Pour retrouver tous les articles de mon blog qui traitent de la Clématite des haies comme plante de vannerie, cliquer sur les titres suivants :


















Conyza canadensis (L.) Cronquist, Érigéron du Canada, Astéracées :




Plante tinctoriale :

A partir des parties aériennes de la plante fleurie, on obtient du jaune (aucun additif) ou du vert (additif : fer).



Plante comestible :

On consomme les feuilles avant la floraison en juillet.



Plante médicinale :

Originaire d’Amérique du Nord, la plante s’est naturalisée en Europe au XVIIème siècle. La médecine traditionnelle nord-américaine utilise l’infusion contre les diarrhées et les troubles menstruels.

Le béta-sitostérol mime l’action des oestrogènes et soulage les troubles de la ménopause. Grâce aux tanins qu’elle contient, la plante facilite la coagulation et trouve divers emplois contre les inflammations des muqueuses. En homéopathie, contre les brûlures d’estomac, les hépatites et les inflammations de la vésicule biliaire.




Daucus carota L., Carotte sauvage, Apiacées :







Equisetum arvense L., Prêle des champs, Équisétacées :







Erigeron karvinskianus DC., Pâquerette des murailles, Astéracées :








Vidéo, Canards colvert: cliquez ici !







Eupatorium cannabinum L., Eupatoire chanvrine, Astéracées :











Geranium sanguineum L., Géranium sanguin, Géraniacées :





Plante médicinale :

La plante est astringente et hémostatique.



En Bulgarie, le Géranium sanguin est cultivé comme plante médicinale. Les phytothérapeutes bulgares le considèrent comme astringent, vasodilatateur, anti-inflammatoire, hypotensif, cardiotonique et légèrement sédatif. Ils contiennent des catéchines, des tanins, de la leucoanthocyanidine, de la geranine, des résines etc.



Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9ranium_sanguin





Leucanthemum vulgare Lam., Grande marguerite, Astéracées :



Plante comestible :


On consomme les jeunes feuilles en mars-avril, les fleurs et les racines qu’on récolte de septembre à mars.





Plante médicinale :


Peu utilisée. L’infusion de têtes florales (capitules) est antispasmodique, on l’utilise contre les douleurs menstruelles et de coliques. Elle est astringente et agit contre la toux, car l’astringence solidifie la surface des muqueuses et des plaies, diminuant leurs sécrétions.






Buddleja davidii Franchet, Arbre aux papillons, Buddlejacées ou Scrofulariacées :







Linaria vulgaris Miller, Linaire commune, Scrofulariacées :







Lycopus europaeus L., Chanvre d'eau, Lamiacées :



Plante médicinale :

Les médicaments fabriqués avec les parties vertes du Chanvre d'eau sont prescrits par la médecine officielle.

Ils réduisent l’activité de la glande thyroïde lors d’une hyperthyroïdie légère et modifient le taux d’hormones avant les règles, atténuant ainsi les effets secondaires prémenstruels.

En médecine populaire, le Chanvre d'eau était connu comme fébrifuge.





Lythrum salicaria L., Salicaire commune, Lythracées :







Lythrum salicaria L., Salicaire commune, Lythracées &

Rubus groupe fruticosus, Ronce des bois, Rosacées :







Vidéo, Lythrum salicaria L., Salicaire commune, Lythracées : cliquez ici !



Vidéo n°1 : cliquez ici !

Vidéo n°2 : cliquez ici !







Pastinaca sativa L., Panais commun, Apiacées :









Picris hieracioides L., Picris fausse-épervière, Astéracées :





Plante comestible :

Son goût tendant vers le sucré facilite son usage. Elle peut s'utiliser seule ou accompagné d'autres plantes spontanées. Si les feuilles sont excessivement duveteuses, on pourra les faire bouillir avec des patates, ou sauter à la poêle.




Vue sur le pont de Saint-Cloud et La Défense, au loin...:







Ranunculus repens L., Renoncule rampante, Renonculacées :



Plante toxique :

À l'instar des autres renoncules, elle est toxique fraîche (mais pas après fenaison et séchage). Ce fait, ainsi que son caractère envahissant, en ont fait une plante à problème dans les pâturages. Le bétail évite d'en consommer. La seule façon de pouvoir s'en débarrasser est l'arrachage manuel ou le désherbage sélectif dans une pelouse envahie.



Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Renoncule_rampante






Rubus caesius L., Ronce bleuâtre, Rosacées :





Plante comestible :

On consomme les fruits.



Plante médicinale :

Feuilles et jeunes pousses sont astringentes, toniques, diurétiques et dépuratives.



Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rubus_caesius














Rubus groupe fruticosus, Ronce des bois, Rosacées :




Plante tinctoriale :

On obtient du gris et du noir avec les feuilles et tiges de la Ronce des bois, en rajoutant du fer comme additif.



Plante comestible :

On consomme les feuilles, les fleurs et les fruits (les mûres !).



Plante médicinale :

On utilise l'infusion de feuilles contre la diarrhée en raison de leur forte teneur en tanins. En gargarisme, la ronce rend de précieux services dans les inflammations bucco-pharyngées. Les mûres, de même que l'infusion, ont un effet sédatif. Elles ont une grande valeur nutritive et contiennent plus de provitamine A et de vitamine E que les autres baies ainsi que beaucoup de vitamine B. Elles surpassent ainsi les autres fruits par leur teneur élevée en magnésium et en fer. De plus, elles contiennent des oligo-éléments importants comme le zinc, le manganèse et le cuivre. La couleur foncée des mûres indique une forte teneur en pigments végétaux antioxydants. Ceux-ci protègent l'organisme des radicaux libres nocifs qui jouent un rôle dans de nombreuses maladies dégénératives et dans le processus de vieillissement.



Plante pour la vannerie :

On transforme les tiges de Ronce en éclisses qui serviront à garnir des paniers et autres objets tressés, ou bien encore à coudre entre eux les boudins de plantes sauvages dans la vannerie spiralée.





Salix caprea L., Saule marsault, Salicacées :






Plante médicinale :

L'écorce du saule contient, comme celle de tous les saules, de la salicyline voisine de l'aspirine.



Tannage :

L'écorce du saule marsault, riche en tanin, est utilisée en tannerie.



Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saule_marsault





Senecio inaequidens DC., Séneçon du Cap, Astéracées :




Plante toxique :

Une fois implantée dans certains prés cette espèce est toxique pour le bétail par la présence d’alcaloïdes toxiques qui rend ce séneçon non comestible pour les animaux, la plupart des insectes y compris. La plante diffuse dans le sol des substances toxiques pour ses voisines.



Source : http://www.cbnbrest.fr/site/pdf/senecon.pdf





Senecio jacobaea L., Séneçon jacobée, Astéracées :




Plante toxique :

Contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques (sénécionine, sénéciphylline, etc.), rassemblés sous l’appellation de « nécines ».





Lythrum salicaria L., Salicaire commune, Lythracées &

Solidago canadensis L., Solidage du Canada, Astéracées :







Solidago canadensis L., Solidage du Canada, Astéracées :




Plante tinctoriale :

A partir des sommités fleuries, on obtient du jaune vif (aucun additif), du vert (additif : fer).



Plante comestible :

On consomme le cœur verdâtre des jeunes pousses en avril-juin, et les fleurs.



Plante médicinale :

L'infusion de la plante (2 cm3 par tasse) soulage les affections urinaires et rénales. Elle est anti-inflammatoire et fortement diurétique, contribuant à l'élimination des résidus métaboliques et à la prévention des calculs. On l'utilise en bain de bouche contre les infections de la gencive. La plante fraîche broyée s'utilise en cas d'enflure.









Buddleja davidii Franchet, Arbre aux papillons, Buddlejacées ou Scrofulariacées :


















Tanacetum vulgare L., Tanaisie vulgaire, Astéracées :




Plante tinctoriale :

Avec les parties aériennes fleuries, on obtient du jaune vif, devenant brun si on cuit trop le bain (additif : aucun), du noir (additif : fer).



Plante toxique et plante médicinale :

Sainte Hildegarde de Bingen recommande l’utilisation de ses parties vertes contre les vers intestinaux – cette application s’est longtemps maintenue en médecine populaire.

L’automédication est fortement déconseillée en raison de la toxicité de la drogue.

Les fleurs étaient également utilisées en cas de crampes gastriques, troubles digestifs et menstruels.




Tragopogon pratensis L., Salsifis des prés, Astéracées :



Plante comestible :

On consomme la racine, les feuilles et les bourgeons.



Plante médicinale :

La plante et sa racine s'emploient en infusion en infusion, en jus mais aussi crues ou cuites, en usage interne et externe. Elle est dépurative, sudorifique et diurétique.






Urtica dioica L., Grande ortie, Urticacées :


















Verbena officinalis L., Verveine officinale, Verbénacées :






La Seine :



Vidéo, péniche : cliquez ici !





Ceratophyllum sp., Cératophylle, Cératophyllacées :





Vidéo, Ceratophyllum sp., Cératophylle, Cératophyllacées : cliquez ici !





hypothèses d'identification:

Ceratophyllum demersum L., Cornifle immergé, Cératophyllacées

ou

Ceratophyllum submersum L., Cornifle submergé, Cératophyllacées







Najas marina L., Naïade marine, Hydrocharitacées :









Nuphar lutea L. Sm., Nénuphar jaune, Nymphéacées :





Vidéos, Nuphar lutea L. Sm., Nénuphar jaune, Nymphéacées :



Vidéo n°1 : cliquez ici !

Vidéo n°2 : cliquez ici !







Vidéo, cygnes : cliquez ici !





Potamogeton sp., Potamogeton, Potamogétonacées :



Vidéo, Potamogeton sp., Potamogeton, Potamogétonacées : cliquez ici !


Vidéo, vaguelettes : cliquez ici !




Potamogeton sp., Potamogeton, Potamogétonacées :












hypothèses d'identification:

Potamogeton coloratus Hornem., Potamot coloré, Potamogétonacées

ou

Potamogeton x fluitans Roth, Potamot flottant, Potamogetonacées




En quittant l’Île de Monsieur, je suis passée sur le pont de Sèvres, j’ai ensuite longé le quai, côté Boulogne-Billancourt, en me dirigeant vers le pont de Saint-Cloud, et voici les photos de l’Île :




















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